Cap....Mémoires d'hier et regard d'aujourd'hui (71)
Je vous invite à voir & revoir la 71 ème partie des mémoires de Monsieur Abdelmalek Belhadj - Mostepha publiée le 03.11.2008.
Tunis- Rome 1979
avec la visite de la Basilique de Saint-Pierre,
ses statues de papes et les sépultures de quelques souverains pontifes dans les catacombes. Vers la place du même nom, affluaient de nombreux bus chargés de touristes de toutes
nationalités. Mais le must de mon séjour se situa lors d'un après -midi: après avoir déjeuné avec une bonne pizza et une boîte de coca, je m'installai
dans un parc dans un coin discret où je devais attendre quinze heures, moment d'ouverture d'une chaîne de magasins, "Standa" pour acheter quelques vêtements pour mes jeunes enfants.
Quelques moments passèrent...puis je vis arriver un vieux couple qui s'installa sur un banc. L'homme tira de sa poche un paquet et commença à distribuer des miettes de pain
aux pigeons qui accoururent si près de lui. La dame, environ la soixantaine, se leva alors et se dirigea vers un autre banc où elle s'assit pesamment. L'endroit où j'étais lui était
caché. Alors, se croyant seule, elle entonna un air d'opéra. Quelle voix! En fermant les yeux et avec un peu d'imagination, on se serait crû dans une salle d'opéra, à la Scala de
Milan par exemple. Je me tenais coin pour éviter de signaler ma présence. Sans doute, était-elle une ancienne cantatrice qui se souvenait ainsi de ses anciens concerts. Quand, enfin, elle
se tut, je me levai de place. Elle sursauta un peu en m'apercevant. Alors, esquissant un large sourire, je passai devant elle et lui dit" Canta bene, la
Maurma, Conta bene!". Elle répondit à mon sourire, et je la laissai là, plongée dans ses pensées et dans ses souvenirs. Je n'oublierai jamais cet
instant!
Mes visites me conduisirent aussi vers la grande Place du Forum, l'Arc de
Trajan et aussi vers
le fameux Colisée, où arpentant l'arène, je ne rencontrai ni gladiateurs ni encore moins de
lions.Ma gourmandise me fit aussi déguster de nombreuses gélati, ces glaces italiennes se délicieuses. Cependant, une occasion me passa sous le nez: la veille de mon retour à Tunis? Après avoir confirmé mon billet d'avion et libéré ma chambre d'hôtel, je passai devant une agence de voyages. Dans la vitrine, je lus une proposition concernant un déplacement partant de Rome vers les ruines de Pompei, Naples, travers"e vers l'île de Capri et retour, le tout en une seule journée. Je ne pouvais, hélas, changer mon programme et la visite de Poméi, Naples et Capri ne put avoir lieu.
A mon retour à Tunis, je trouvai la famille en bonne condition, heureux qu'elle n'ait pas beaucoup souffert de mon absence. L'arrivée prochaine du moins de Ramadan obligea les Djebbar à rentrer sur Skikda. En ce qui nous concerne, nous restâmes à Tunis pendant une grande partie de ce mois sacré. Dés notre retour, je m'empraissai d'aller récupérer mon chien: ce n'était plus la même bête. Dés qu'il me vit, il frétilla la queue faiblement. Pendant notre absence, il resta isolé dans un coin, mangeant que peu. Je le présentai alors à un vétérinaire bulgare qui lui prodigua quelques soins. Un matin, je le découvrai allongé sur la terrasse: Prince était mort de chagrin. Sa disparition provoque une grande peine chez les enfants.
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