Cap...Skikda autrefois
Texte
Abdeslam Benlarbi
Skikda(Philippeville)...en 1937 et 1957
Mon père a visité pour la première fois Skikda en 1937. Il avait juste 16 ans. Il a pris le bus qui relie Fedj-M'zala à Constantine et qui fait halte à Ain-Tarik aux environs de Chelgoum-Laid (chateaudun -du- Rummel) à 10h00 du matin. Le bus appartenait à Ben H'maidi qui prenait 30 doros de Ain-Tarik à Constantine pour une distance de 70 km. Le nombre de passagers sur cette liaison pour ce voyage précis était de 07. En arrivant à Constantine, il a pris un autre bus pour une somme de 25 doros. Le bus a pris le départ à 13h00 pour arriver à Skikda ex Philippe ville à 16h00. Pris en charge par Benbahria un monsieur de la famille et qui possédait un café à Souika dans le quartier arabe. Selon mon père, il y avait peu de gens et Skikda se limitait à Bab Qacentina, sinon la ville est constituée de terre de fruits et légumes. La ville était très propre et la place était presque vide sinon un retraité algérien de l'armée française de grade de lieutenant. Des discussions ont été engagées avec mon père sur Skikda et que ce retraité a préféré resté a Skikda après son engagement (originaire de Constantine).Les algériens travaillaient chez les colons avec 1 doro la journée. De cette première visite de mon père et qui a duré une quinzaine de jours, il se rappelle d'une petite ville coloniale avec une séparation de quartiers, ville propre et les gens mobilisés dans l'agriculture.
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Sa deuxième visite remonte au mois de juillet 1957, il était de transit vers la France (la photo a été prise juste après son arrivée à Paris). Accompagné de mon frère ainé(5 ans) et ma cousine, mon père m'a décrit cette visite en précisant que les choses étaient différentes :plus de gens et une présence accrue des soldats français. Evitant la ville, ils se sont dirigés vers l'agence Air France situé dans la résidence (l’actuelle avenue Zirout Yousef) pour prendre par la suite un bus avec 5 voyageurs. A l'aéroport de Skikda situé en dehors de la ville, les passagers ont été appelés à prendre l'avion (avec deux étages et quatre moteurs). Du ciel, la ville entourée de champs était pour mon père une perle. Après ces deux visites, il n a jamais mis les pieds dans cette belle ville jusqu'au 1986 date de ma prise de mes fonctions dans cette Wilaya.
(Photo de mon père en 1957 transitant de Skikda vers Paris(France).
3.6.2006
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