Cap...Mémoires d'hier et regard d'aujourd'hui (X)
Je vous invite à voir & revoir la 10 ème partie des mémoires de Monsieur Abdelmalek Belhadj-Mostepha publiée le 27/08/2007
- A Constantine
Oui ! Enthousiasme et foi ont été les guides de notre action commune. Qu'elles furent courtes mes années passées à "la six". Elles ne furent que trois, mais elles fur vivement ent, assurement, les plus belles années de ma carrière. Que mes Amis en soient remerciés, même à titre posthume c oncernant Chaab Belhocine
A l'origina de la séparation qui devait être effective dés le mois de janvier 68, il y avait l'examen du CAIP-DEN (Certificat d'aptitude à l'inspection primaire et à la direction des écoles normales) institué par le Ministére de l'Educatgion dés 1966 pour constituer un corp d'inspecteurs. L'examen était scindé en deux parties: la première, de culture générale, la deuxième professionnelle. Je décidaide m'inscrire à la première partie et ma préparation devait se faire parallément à mon travail de conseiller padagogue. Ce n'était pas facile à assumer, à tel point que, me sentant fatigué, je décidai d'aller consulgter un médecin à l'hopital. Ce fut un bulgare qui m'ausculta et, à la fin de ses investigationsmedit:" Monsieur, vous êtes "surmenagé". Revenu auprès de mes amis, je leur racontai l'événement et ce fut un moment d'hilarité à propos de mot surmenagé".Les épreuves de la première partie du CAIP-DEN consistaient en dissertation sur un sujet d'ordre général et une explication de texgte tirée au sort parmi les quatre oeuvres:" qui étaient au programme:" Le pére Goriot" de Balzax, "Aurélia" de G. de Nerval, " Le nouvel esprit scientifique" de G.Bachelard et les écrivains algriens d'expression française(Dib, Mameri, Feraoun, Kateb Yacine, Jean Sénac, Malek Hadad etc...).

Jean Sénac, été 1951 photo T. Saulnier
( Coll. bibl. de l'Alcazar, Marseille)
" Sur le rivage un enfant ramassait des coquillages "
Après quelques mois d'une préparation forcée, la date de l'examen arriva et je me rendis à Alger pour y subir les épreuves de la première partie. En dissertion, je nesouviens pasdu thémeautour duquel tournait le sujet, mais je pense avoir fait un travail convenable. Arriva l'épreuve d'explication de texgte. Ma main tira un poème de Jean Sénac, et après un court moment de préparation, je me présentai devant le jury. Mais le texte était d'une simplicité telle qu'il me dérouta. Dans le poème un des vers disait: "Sur le rivage un enfant ramassait des coquillages". Par delà cette scène, j'imaginai une symblique d'antériorité et comparai les coquillages à quelques vestiges archéologiques. "Non monsieur me dit un des examinateurs, le poète voulait simplement dire que sur le rivage, un enfant ramassait des coquillages". Au moment de la préparation j'avais appréhendé le poème sous un certain angle et la réalité était tout autre. Le reste de l'épreuve fut une suite de contradictions et, malgré ma bonne dissertation, je fus ajourné. Dépité, je rentrai chez mon frère qui habitait près du Palais du Peuple et me mis à composer à mon tour un poème que j'intitulai "Que dire," Quedire...Que dire...Que dire...Que dire, enfin, d'un enfant qui sur le rivage, ramassait des coquillages". Je me souveindrai lontemps de ce vers et de cette image. Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage" avait écrit Boileau dans son Epître. Ne me décourageant pas, je me remis au travai pour une autre année qui fut, je dois le reconnaître, moins pénible et moins stressante. Le résultat ne me fit pas attendre et je parvenai à décrocher enfin, la première partie de mon examen: La deuxième professionnelle, comportait des cours de pédagogie, de psychologie, de législation scolaire, d'étude du milieu et des épreuves pratiques d'inspection d'enseignants et de chefs d'établissements. Pour parvenir à une préparation idoîvre des dandidats, le Centre National de préparation au CAIP-DEN avait demandé et obtenu du Ministère de l'Education leur mise en position de détachement pour une année scolaire, les cours devant se dérouler au lycée Pasteur à Alger. Mais ne pas rejoindre les collègues à la date ficée par le Centre. Ma femme était enceinte et devait accoucher de jjumeaux. Je sollicitai alors l'autorisation du directeur du Centre Mr Djidjelli Mohamed qui fut à Constantine, un des mes professeurs, l'autorisation donc d'intégrer le groupe quelques semaines plus tard. Ma femme choisit, non pas elle mais Dieu, le jourde mon départ pour accoucher dans la nuit, par un temps de neige. Mes deux enfants Moncef et Ahlem étaient nés comme moi, un jour de neige. L'autorisation obtenue, j'attendis qque ma femme aille un peu mieux pour quitter Constantine car toute la famille devait partir avec moi sur Alger et éménager chez ma famille. C'est à ce moment-là qu'il intervint, avec beaucoup de regrets et de déchirement, la séparation avec mes amis de " la six". une page venait d'être tournée dans ma vie
/image%2F0553505%2F20200616%2Fob_553671_n53-2.jpg)

/image%2F0553505%2F20210224%2Fob_af4e4b_153638646-856928525151259-347671629209.jpg)


