Cap...Mémoires d'hier et regard d'aujord'hui (XIX)
Je vous invite à voir & revoir la 19ème partie des mémoires de Monsieur Abdelmalek Belhadj-Mostepha publiée le 29/10/2007
- à Constantine
- à Skikda
. Secteur de l'éducation
. secteur de la culture
Au début de l'année 1975, lors d'un nouveau découpage territorial, la daïra de skikda fut érigée en wilaya. De nouvelles structures administratives
devaient être implantées.
Pour le secteur de la jeunesse, on créa la D.E.C.J, direction de l'éducation, de la culture et de la jeunesse, c'est à ce moment - là qu' une pression commença à
se réaliser autour de moi. De nombreux collègues vinrent me voir et me demandèrent de postuler pour le poste de skikda. Au début, l'idée ne m'emballa pas beaucoup,mais après
réflexion et craignons de devenir le subordonné d'un directeur n'ayant pas mes compétences, je me résolus à écrire au ministère de l'éducation pour me solliciter que le poste
Skikda. Peu de temps après il me fut répondu que ce poste était déjà attribué et qu'on me pouvait donner suite à ma requête. L'affaire était classée .Vers le mois de mai, arriva
le nouveau directeur: c'était Monsieur Ghodbane, que dieu ait son âme, un inspecteur que je connaissais, plus agé et plus ancien que moi et qui était l'adjoint de l'inspecteur
d'académie à Annaba, je fus quelque peu rassuré il s'installe provisoirement dans un ancien presbytère et commença son investigations pour former son équipe. Alors que je continua
à m'occuper de ma circonscription dan un bureau proche du sien, M. Ghodbane m'appela un jour,je me rendis auprès de lui,lui souhaitai bienvenue et lui présentai mes compléments
pour sa nomination à la tête de la direction. Il me proposa alors de venir le seconder.J'émis une réserve: le poste de direction de l'institut
technologique de l'éducation de Constantine, nouvelle appellation des ex-écoles normales et poursuivant les mêmes objectifs, venait de se libérer. Compte tenu de mon barème
personnel,
j'avais beaucoup de chances de l'obtenir et, conformément aussi à
mon souhait initial,retourner dans ma ville natale. Je demandai alors à M. Chodbane la permission de différer ma réponse à sa proposition jusqu'à mon retour
d'Alger.

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J'avais, en effet, décidé de me rendre à Alger pour voir Monsieur Benmohamed, directeur central de la Formation, donc gérant les I.T.E. pour évaluer mes chances. Mais celui –ci mit rapidement un terme à mon attente. Il m'apprit que le poste était déjà attribué. Il me proposa ,cependant, de m'aider pour obtenir une nomination comme directeur de l'éducation dans une autre wilaya. Ne voulant pas jouer au nomade, je le remerciai et refusai poliment sa proposition. Je revins alors à Skikda et mis M.Ghdbane au courant de ma démarche tout en lui donnant mon accord pour travailler avec lui. Ne connaissant ni lieux ni les hommes , il se fia à moi pour organiser la direction, répartition des locaux, appel et choix des personnes ayant fait acte de candidature pour un détachement,distribution du maigre matériel mis à notre disposition etc… Mon travail au niveau de la circonscription était accompli parallèlement à celui de l'organisation de la direction. A la fin de l'année scolaire, et après les examens, je me déchargeai pour occuper le poste de sous – directeur des effectifs et de la formation. En matière d'infrastructures éducatives et en personnel d'encadrement, la wilaya de Skikda pouvait se targuer d'être parmi les mieux nanties par rapport à celles nouvellement érigées. Mais les locaux dévolus à la nouvelle direction, un ancien presbytère était très exigus. Mon service, composé de cinq bureaux: enseignement élémentaire, moyen et secondaire, personnel administratif, comptabilité et formation était regroupé dans une seule salle. Les dossiers des enseignants, ramenés de Constantine étaient, faute de classeurs, entassés les uns sur les autres, par terre. Ceux dont la situation administrative était restée gelée pendant des années, voulaient qu'elle soit réglée le plus tôt possible. Par ailleurs, et pour pouvoir assurer le fonction de la formation par des stages d'initiation ou de recyclage, je me suis rebattu sur les locaux de la M.A.E.,mutuelle des accidents d'élèves, situés sur la corniche de Stora et qui servaient de colonie de vacances pendant l'été. Je fis appel à mes amis de Constantine, membres du conseil d'administration de la MAE qui me donnèrent leur accord. La rentrée scolaire s'annonçait difficile. Il fallait rapidement, établir des cahiers de postes pour chaque cycle d'enseignement, pourvoir ceux qui étaient vacants, procéder à des changements en fonction des besoins et remplacer, au pied levé, les défaillants. De nouvelles demandes de recrutement parvenaient à la direction; il fallait les étudier, éliminer celles ne remplissant pas les conditions requises, les classer par zone d'affectation et enfin adresser des avis de nomination aux candidats retenus. Enfin, dernière difficulté et nous la moindre, l'inexpérience de mon personnel . Pour pallier à cette insuffisance, je décidai d'organiser des journées de stage pratique au niveau de la direction de Constantine. Une fois par semaine, dans ma voiture , une Peugeot 204 Break, j'emmenais mes chefs de bureau vers mes collègues et amis Lemdaoui Abdemadjid pour l'enseignement élémentaire, Bencharif Mohamed -Tahar que Dieu ait son âme, ami et parent par alliance , chargé de la comptabilité et qui connaissait pratiquement la situation de chaque enseignant de l'ancienne wilaya de Constantine, Ait-Moussa Said , Que Dieu ait son âme, inspecteur chargé de la sous – direction de la formation etc… A la fin de la journée, je récupérais mes adjoints et nous redscendions à Skikda. Au bont de plusieurs séances d'initiation à la résolution des problèmes rencontrés au niveau de chaque bureau, l'efficacité commençait à être au rendez-vous.
Nous avions ,ainsi ,assuré la rentrée d'une manière somme toute acceptable . Mais les problèmes n'étaient pas finis car une gestion permanente et rapide des cas posés par les enseignements était d'une évidente nécessitè. Armés de courage, dans des conditions difficiles, travaillant même en dehors des heures légales et parfois les jours fériés, nous pûmes relever le défi à tel point que à la fin de l'année, nous préparâmes la réunion de la commission paritaire et l'expédiâmes en moins d'une heure, au grand étonnement de nos collègues dépêchès de Constantine pour nous soutenir.
Le secteur de la formation n'était pas, non plus, délaissé. Le contrôle des actions engagées par les inspecteurs dans leurs circonscriptions respectives, la présence sur les lieux des stages d'initiation pour les débutants et de recyclage pour les autres catégories d'enseignements avec autres catégories d'enseignements avec la fixation des dates, la désignation de la logistique nécessaire au bon déroulement de ces stages et à la fin, évaluation pédagogique et financière de ces opérations.
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