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 srigina

Cap...Mémoires d'hier et regard d'aujourd'hui (29)

11 Avril 2010, 23:05pm

Publié par safir

 

 

    Je vous invite à voir & revoir la 29 ème partie des mémoires de Monsieur Abdelmalek Belhadj-Mostepha publiée le 07/01/2008  .

 

 
II- Ma carrière professionnelle


-  à Constantine
-  à Skikda
   . Secteur de l'éducation
   . secteur de la culture
 

 

CULTURE

 

 


Ce fâcheux contre- temps ne me découragea pas pour autant et les différentes activités furent poursuivies: animation et contrôle des centres culturels, participation des poètes Hassan Chelia et Abdelwahab Bounab au festival de poésie populaire à El-Bayadh, chantier informatique organisé par la jeune et dynamique association de Skikda, concours d'art dramatique ouvert aux troupes des centres culturels et un autre ouvert pour les échéphiles de la wilaya Par ailleurs, et à la demande du président de la ligue  des jeux d'échecs, Mr Kabouya un tournoi international fut organisé dans les salles de l'hôtel de ville; plusieurs joueurs y participèrent, et parmi eux quelques étrangers. Le succès de cette rencontre permit la relance de ce jeu à travers la wilaya.

mairie-20et-20-E9glise-20etiquette.jpgContrairement aux autres chefs-lieux de daïra, la commune de Collo ne possédait pas de centre culturel pour organiser l'animation de la ville. Mr Belabed m'informa alors de l'existence d'une église désaffectée à l'entrée de la ville(photo).

Je pris attache avec les services du domaine concernés pour son éventuelle cession et l'accord)  obtenu, je chargeai Mr Belabed de faire l'inventaire des lieux et des travaux d'aménagement nécessaires. Une demande de subvention fut alors introduite auprès du budget de la wilaya et Collo put enfin être dotée de grandes salles et d'une bibliothèque pour abriter les manifestations, c'est d'ailleurs dans ces lieux que le mouvement scout de la ville organisa la commémoration du vingt-septième anniversaire de la mort d’un ancien de ses membres, le chahid Abdelhak Kouicem.

 Plusieurs ex-Officiers de l'ALN, dont Abderrzak Bouhara ( actuellement il est vice président du sénat et ancien ministre de la santé. NDRL )

et Lakhdar Bentobbal (le puissant ministre le l'intérieur du gouvernement de la révolution.NDRL) furent  convies à cette cérémonie. Ayant été l'ami de chahid( martyr .NDRL), je fus également invité à y participer. Abdelhak, que dieu ait son âme, mourut le 16 mars 1962, trois jours avant le cessez-le feu mettant un terme à notre guerre d'indépendance ; ce fut un ex-collègue, Mr Mohamed Kadid, compagnon d'armes du chahid, qui m'avait raconté les circonstances de son décès Abdelhak revenait de la région de Guelma à la tête d'un groupe de moudjahidines et se dirigeait vers une destination ou il devait être promu au grade de commandant. Prés de la commune d'Ain–Zouit, distante de prés d'une vingtaine de kilomètres de Skikda, un hélicoptère de l'armé  française les repéra et se mit à les attaquer. Abdelhak et quelques uns de ses compagnons périrent dans cette opération de laquelle Mr Kadid sortit indemne. Je fus très peiné par le récit de mon collègue et de la mort de mon ami à la veille du cessez-le –feu. Abdelhak, originaire de la ville de Collo était arrivé à Constantine durant l'année scolaire 1953-54. Il exerçait, la nuit la fonction de maître d'internat à la médersa, L’ex-lycée Franco-musulman actuellement lycée Hihi Mekki et pendant la journée, il venait suivre les cours au lycée d’Aumale. C'est ainsi que je l'avais connu. Nous nous asseyions côte à côte sur une table au fond de la-  classe et nous étions devenus amis. Le soir, après les cours, nous faisions de longues promenades qui nous faisaient emprunter les tunnels de l'ex-Boulevard Joly de Brésillon, jouxtant le pont suspendu8366fce1cf172aa4cb64b53deedd0004, près de l'hôpital. C'est au niveau de ces tunnels, où, profitant du coucher de soleil et de l'absence de promeneurs, il se mettait à chanter. Abdelhak avait une voix magnifique. Il interprétait surtout les chansons orientales et m'informait souvent des dernières nouvelles de la chanson égyptienne  ou libanaise. C'est d'ailleurs lui qui m'annonça l'arrivée d'une prochaine vedette de la chanson: Abdelhalim Hafed . Comme j'étais moi-même fan des chansons égyptiennes, j'écoutais avec délectation ses interprétations. Notre amitié se consolida et nous devînmes inséparables. L'année scolaire 1954-55 arriva et avec elle le premier novembre, date du déclenchement de notre révolution. En cours de discussion, Abdelhak m'apprit qu'il avait fait son service militaire dans l'armée française et cette information ne change rien à nos habitudes. Fin février ou début mars 1955, arrivant pratiquement au terme de notre promenade, nous nous arrêtâmes sur la petite placette se trouvant à l'entrée du pont sus pendu il commençait déjà à faire presque nuit. Abdelhak entama  alors la célèbre chanson de Mohamed Abdelwahab: "Ayouha rakidoune tahta tourab" O vous qui dormez sous terre! "

J'accompagnai, comme d'habitude, Abdelhak au lycée franco-musulman et ce fut la dernière fois que je le voyais car ni le lendemain, ni les jours suivants, il ne me rejoignit au lycée ; plus tard, j'appris qu'il était monté au maquis et rejoint les rangs de l'ALN( armée de libération nationale.NDRL). Je me remémorai alors la dernière chanson  qu'il m'avait inter prêtée- Etait ce une prémonition et sentait-il déjà, qu'il ne sortirait pas vivant de cette guerre. Il avait pris soin de ne rien laisser paraître et chaque fois que je pense à lui, je suis tout retourné.

Une stèle avait été érigée à sa mémoire à l'endroit ou il était tombé. Mais plusieurs années après son érection, elle n'avait pas encore été inaugurée. En 1994, dernière année de ma carrière professionnelle, je m'étais dit que si je n'intervenais pas, elle ne le serait peut-être jamais. Avec le concours actif de Mr Hafsi, président de l'APC(conseil communal.NDRL) d'Ain-Zouit et du chef de daïra de Skikda, nous réunîmes les conditions de son inauguration. Et elle le fût, malgré les circonstances difficiles que traversait notre pays, à la date anniversaire de sa mort, soit le 16 mars 1994. Une grande émotion m'avait envahi alors que je racontais quelques épisodes de notre amitié une école de Skikda porte son nom ainsi que le CEM et la rue principale de Collo. Je garde de lui trois photos une première, avec les élevés de la classe, prise dans la cours du lycée,  une deuxième ou nous étions, lui et moi, dans la forêt de pins se trouvant  derrière le lycée Hihi el Mekki et enfin, une troisième, photo d'identité dédicacée: "à mon cher Abd –el- Malik, en souvenir de notre sincère amitié et notre année  scolaire 53-54 (puis) 54-55! Le 19-3-54"
" Que dieu ait son âme"

L'évocation du nom du chahid Hihi Mekki me rappelle un incident mélodramatique: son frère Bachir était mon camarde. Nous étions en classe de première au collège moderne, actuellement lycée Youghourta. Nous venions de recevoir un nouveau professeur de dessin, un français d'origine espagnole, grand et costau- lors de la première séance, il décida de relever les noms des élèves qu'il questionnait l'un après l'autre: "comment t'appelles-tu!" il arriva à Bachir à qui il posa la même question: "comment t'appelles-tu? Tout simplement, et l'élève répondit en insistant davantage sur les "I-I monsieur! Alors, le professeur se leva de sa place, se dirigea vers lui et arrivant à son niveau lui dit "tu te fous de ma g" et lui administra une claque magistrale. Alors, le chef de classe, un Français, se leva  et n'arrivant pas lui aussi à prononcer les de Hihi, explique le nom de l'élève. Alors, le professeur, sans prendre le soin de s'excuser, rejoignit son bureau et continua son travail.

Durant l'anneé 1989, j'eus également l'occasion d'organiser un autre hommage, celui- la à un moment de littérature algérienne: Kateb yacine. Un professeur à l'université de Constantine, originaire de la wilaya de skikda, Mr Driss Boudiba m'informa de la cérémonie organisée à Constantine en hommage à l'écrivain et une demanda si l'on ne pouvait pas en faire de même à Skikda l'accord de mes supérieurs me conforta dans mon idée et le programme arrête fut organisé au théâtre municipal de Skikda: exposition de photo, conférences données pas des maîtres de l'université de Constantine, lecture de passages de son texte fétiche Nedjma et pièce inter prêtée par la troupe du théâtre régional de constantine.

 

 

Mr Belhadj-Mostefa Malik avec le Webmaster   

"Monsieur Abdelmalek Belhadj-Mostepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a, au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, Zélée et bien remplie, exercé successivemet les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres du colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après-indépendance mais aussi le ressentimentetl'espoir souvent déçu . D'une plume acerbe,il pourfend la bîtise et l'infamie et glorifie le génie et le sens del'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été témoins de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtiéme 4c62b26b81e6449911096e3533848557.jpegsiècle. Son autobiographie,agréable à lire, recéle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personalité". 
Safir
  • "A mon ami....(Safir) et sa famille
    Le film de ma vie, avec mes remerciments pour l'idée qu'il m' a soufflée et la parution de mon histoire sur son blog "srigina".
    Affectueuses pensées".
    Mr Belhadj-Mostefa

De gauche à  droite Mr Khalaf correspendant du Journal Alger-Républicain, le Webmaster(Safir) et Mr Belhadj-Mostefa Malek qui était Directeur de la Culture de la Wilaya de Skikda . Cette photo réprèsente une partie d'une conférence de presse donnée par Safir au niveau du Théatre de Skikda en 1992. Mr Belhadj-Mostefa suivait de près toutes les activités culturelles.

 
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Cap

 

 

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M
Un prof qui gifle un élève, en plus injustement et qui ne s'excuse pa , cela me révolte. Toujours très intéressantes ces mémoires de Monsieur Belhadj. AMicalement
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L
pt pas en bord de mer pour toi qui regard les vagues de la vie...Remonter le courantA contre coeurA contre-jourMa peau contre ta peurIl y a tant de bruits qui courentPar manque d'amourDe courants d'airPar manque d'envieAinsi court la vieTirée à quatre épinglesEpingléSur le mur des désirs inassouvisDes désirs assoiffésDe poésie
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L
l'ecriture est un bien pour l'humanité .....Bisous ...
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