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 srigina

Cap...Mémoires d'hier et regard d'aujourd'hui (44)

25 Juillet 2010, 23:04pm

Publié par safir

   Je vous invite à voir & revoir la 44 ème partie des mémoires de Monsieur Abdelmalek Belhadj-Mostepha publiée le  28/04/2008 .

 

 
II- Ma carrière professionnelle


-  à Constantine
-  à Skikda
   . Secteur de l'éducation
   secteur de la culture
L'hymne à la foi  
  
La direction de l'éducation, de laquelle je dépendais administrativement et en l'absence d'installation des directions de la culture au niveau des wilayas, s'était empressée d'adresser mon dossier à la caisse nationale de retraite. Bien que je continuai à activer pour la wilaya, notamment à l'occasion du festival du malouf, j'étais officiellement à la retraite dès le 1 septembre 1994. Fin décembre, je cessais effectivement mes activités.
Sitôt les pieds dehors, l'oubli me compta parmi les siens, mais cela ne m'affecta point. Cependant, je pense que dans une contrée qui accuse un énorme déficit en matière de management, il est désolant de constater marginalisation de siècles d'expérience et de savoir.
Mais l'oubli officiel ne fut pas général. En date du 1 juin de l'année 2000, une correspondance de l'ambassade d'Italie à Alger m'invitait, avec ma dame, à la commémoration de la journée nationale
3637752199_921e2a75a3italienne. Etant en voyage à l'étranger, je ne pus assister à cette commémoration, ce dont je m'excusais à mon retour. Le six septembre 2000, une autre invitation, émanant de la même ambassade à l'occasion du départ définitif de son Excellence l'Ambassadeur Antonio Armellini et da dame (Photo. Son excellence est actuellement ambassadeur au Liban. N.D.R.L) "prient M.Mustapha Belhadj et Mme de leur faire l'honneur de venir à un réception à la résidence". Plus tard encore, en décembre 2003, me trouvant à Alger chez ma fille Fatiha, je décidai de rendre une visite de courtoisie à L'Institut Culturel Italien. Je fus accueilli par des embrassades, des éloges et les présentations au nouveau responsable de l'institut. A l'occasion de la fin de la présidence italienne au niveau de l'union européenne, une soirée de gala était organisée au théâtre nationale Mahieddine Bachtarzi. arton670  Un ensemble de musique classique, venu spécialement de Rome anima la soirée, de haute tenue qui fut suivie d'une collation ponctuée par les autographes du chef d'orchestre. Nous assistâmes ma fille et moi à ce mémorable événement grâce aux invitations remises gracieusement par le nouvel attaché culturel de l'ambassade
La fin de l'année 1994 concide donc avec la cessation de mes activités. Quarante années de service, quarante ans durant lesquels l'enthousiasme et la foi, chers à mon ami Hacéne Benrab furent les files conducteurs de mon travail. La foi  soulève les montagnes, dit-on. Que de défis relevés. Avec une école algérienne post-indépendance exsangue après le départ des enseignants français et la proposition faite aux quelques instituteurs algériens de rejoindre un poste de rattachement en France, avec un secteur de la culture au bord du néant! Que d'écoles visitées, que d'enseignants formés, que de kilomètres parcourus, parfois au détriment de mes obligations familiales." On va t'accrocher une médaille" me disait-on. Il n'y a pas eu de médaille. L'administration algérienne n'avait pas rétabli la récompense des palmes académiques, accordées autrefois aux plus méritants. Ma palme à moi, c'est le sentiment du devoir accompli, du devoir fait et bien fait, du moins du mieux que je pus. Aujourd'hui encore, alors que les forces déclinent, que le souffle s'épuise, que l'enthousiasme s'amenuise, la fois, elle, est toujours là, vivace, malgré toute. Beethoven avait composé, en son temps "l'Hymne à la joie"  devenue aujourd'hui symbole de l'Union Européenne, moi je voudrais sacraliser un" Hymne à la foi " au sens laic du terme. Cette foi, il faut pouvoir la transférer, puisque au fond, toute la vie est basée sur cette notion du transfert freudien, transfert de biens, transfert d'idées, transfert de savoir...,d'un individu à un autre, d'une génération à une autre, mais pas d'une manière dogmatique , souvent peu efficace mais par la vertu de l'exemple, par la culture de l'exemple à la jeunesse qui, de toutes les façons, aura demain la charge des affaires. La jeunesse de notre pays est une pâte, malléable qui a, maintes fois, démontrée sa maturité. Il suffit de rencontrer des jeunes à l'occasion d'inauguration, d'expositions ou d'autres manifestations culturelles pour constater  cette maturité. Mais encore faut-il que la société adulte, et notamment ceux qui ont la charge de leur encadrement, leur manifestent la considération nécessaire à leur désir d'asseoir une personnalité naissante, accordent l'intérêt aux besoins liés à leur âge et les orientent vers des objectifs capables de les transcender.
Dans un exposé sur la situation de la culture dans la wilaya de Skikda, présenté le 26.9.1993 devant les autorités exécutives de wilaya, je disais en conclusion: "Malgré les potentialités existantes et les manifestations organisées ça et là, le secteur de la culture est loin de jouer son rôle dans la décrispation des esprits et l'élévation du niveau de réflexion de la population. L'individu est devenu un "tube digestif ambulant" et l'indigence ambiante n'est pas faite pour changer les données du problème. Pourtant, la situation n'est pas irréversible: les résultats obtenus durant  ces deux années, notamment dans la ville de Skikda montrent à l'évidence que la volonté et l'engagement de quelques individus et quelques moyens matériels suffisent pour redonner l'espoir. C'est en direction de la jeunesse que nos efforts devront être orientés. C'est une évidence de dire que la situation que vit notre pays est la conséquence logique du vide culturel et de l'absence de prise en charge des besoins de notre jeunesse qui constitue 75% de la population. Notre pays sera, demain, ce que nous aurons fait de notre jeunesse aujourd'hui". 1993....20007, ces remarques sont toujours d'actualité!


 

 Je vous propose d'écouter Hymne à la joie


 

 

 

Mr Belhadj-Mostefa Malik avec le Webmaster   

"Monsieur Abdelmalek Belhadj-Mostepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a, au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, Zélée et bien remplie, exercé successivemet les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres du colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après-indépendance mais aussi le ressentimentetl'espoir souvent déçu . D'une plume acerbe,il pourfend la bîtise et l'infamie et glorifie le génie et le sens del'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été témoins de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtiéme 4c62b26b81e6449911096e3533848557.jpegsiècle. Son autobiographie,agréable à lire, recéle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personalité". 
Safir
  • "A mon ami....(Safir) et sa famille
    Le film de ma vie, avec mes remerciments pour l'idée qu'il m' a soufflée et la parution de mon histoire sur son blog "srigina".
    Affectueuses pensées".
    Mr Belhadj-Mostefa

De gauche à  droite Mr Khalaf correspendant du Journal Alger-Républicain, le Webmaster(Safir) et Mr Belhadj-Mostefa Malek qui était Directeur de la Culture de la Wilaya de Skikda . Cette photo réprèsente une partie d'une conférence de presse donnée par Safir au niveau du Théatre de Skikda en 1992. Mr Belhadj-Mostefa suivait de près toutes les activités culturelles.

 

La  semaine  prochaine:  Mes  loisirs

 

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Cap

  

 

Commenter cet article
S
<br /> <br /> Salam, bonsoir, bonjour,<br /> <br /> <br /> directeur de la culture à Skikda ?  Ah bon ?! Ca existe , ça a existé après  les années 60-70?<br /> <br /> <br /> Il y avait donc une action, quelque chose, dans le domaine de la culture à Skikda<br /> <br /> <br /> et moi qui ne l'ai jamais remarqué?<br /> <br /> <br /> La ville est morte et on parle de direction de la culture, de culture...<br /> <br /> <br /> Où? Quand? Laquelle?<br /> <br /> <br /> <br />
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Y
<br /> <br /> un bonjour en passant, Safir<br /> <br /> <br /> bien amicalement<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> <br /> Bonjour, comment ça va.<br /> <br /> <br /> Amicalement<br /> <br /> <br /> <br />
R
Bonsoir cher Safir, je te remercie pour ta présence qui me touche beaucoup... pas au point de lire ce qui j'ai raté, mais j'aurai du temps les jours à venir pour le faire vue que je suis au repos.Bisous affectueux et merci encore.
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L
Mon coeur est sincère Et il est toujours prêt à plaire Mais il ne faut jamais oublier De toujours se protéger Des abus qui peuvent nous arriver Si on fonctionne les yeux fermés Alors que la vie continue avec amour Entraide pour embellir nos jours...j'espère que ton pays a en vue un bel avenir ....
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