Cap....Mémoires d'hier et regard d'aujourd'hui (60)
Je vous invite à voir & revoir la 60 ème partie des mémoires de Monsieur Abdelmalek Belhadj - Mostepha publiée le 18.8.2008.
Les colonies de vacances (4 et fin)
Jijel, El-Kala (La Calle) et Chetaibi (Herbillon)
Jijel
La colonie de Jijel se
déroula avec pratiquement la même équipe, et dans la même ambiance. Les colons purent visiter durant ce séjour " la grotte merveilleuse" avec ses
stalagmites et ses stalactiles sur la magnifique corniche qui relie Jijel à Bejaia. Ils purent aussi nager, au cours d'une aure excursion, dans la plage des Aftis et à
Ziam-Mansouriah
El-Kala( La Calle )
Cependant, nos soirées étaient quelque peu dérangées par les attaques
de gros moustiques qui, dés la tombé de la nuit, envahissaient la colonie. De gros vêtements et des bombes de Fly-tox vinrent à bout de ces insectes volants. Durant ce séjour(, les enfants
purent nager dans la plage de la Messida et admirer le corail pêché, si beau et si prolixe dans la
région.
Chetaibi (Herbillon)
Ma dernière colonie, celle de Chetaibi, fut, de loin, la plus animée. Cette commune qui portait,
autrefois, le nom d'Herbillon, située à une trentaine de kilomètres d'Annaba, est considérée par Zappy-Max dans le jeu" Quitte ou Double" de Radio Monte-Carlo, comme la plus belle baie du
monde, devant Rio de -Janeiro: un site magnifique, des plages magiques, une mer poissonneuse, tous les éléments pour agrémenter le déroulement d'une colonie de vacances. Les
conditions étaient également très bonnes. Parmi mon personnel d'encadrement, j'avais deux nouvelles monitrices: une, d'origine suisse, m'avait été envoyée d'Alger, l'autre, algérienne, m'avait été recommandée par on frère, ancien camarade de classe. Un jour, la suissesse sortie en promenade avec son
groupe, rencontra un vendeur de figues de barbarie. Elle en goûta une, et appréciant la saveur du fruit, en commanda plusieurs autres. " En toutes choses, il faut user et non abuser" dit la maxime. Notre monitrice ignorait les effets de constipation liés à la trop grande consommation de ce fruit.
Elle tomba malade. Heureusement, un médecin de Constantine était en vacances à Chetaibi, et grâce à ses sons, elle put se remettre et jurant qu'on ne l'y reprendrait plus. L'autre monitrice,
plutôt arabophone, se plaignait d'être tombée dans un milieu francophone. Elle essaya de se mettre au diapason de ses collègues. Un jour, elle vint me voir et me dit: "
Si Mlik, j'ai une cousine qui va devenir une pharmacie". Lorsque ses camardes l'interrogèrent sur le nom du premier homme de l'espace, elle répondit tout de
go" Youri Gargarine et sa chienne Leika", il y avait de çà, elle n'avait besoin que de quelques correctifs. Sur son carnet de travail, elle avait noté les
renseignements concernant ses colons. L'ayant consulté un jour, je pus lire en face de la profession du père: «commissaire de police, il est mort". Malis le clou de la colonie se situa le 21
juillet 1969. On avait l'habitude, tous les soirs, après avoir envoyé les colons au lit sous la surveillance des moniteurs de service, de nous installer autour d'une longue table sur une
grande galerie pour déguster les limonades, gâteaux et friandises. C'était le complément prolifique offert au personnel d'encadrement et aussi, pour moi, l'occasion pour faire passer
quelques «pilules", suite aux remarques faites dans la journée. Ce soir-là, 21 juillet 1969, face l'immensité de la mer, toutes lumières éteintes et dans un silence de cathédrale, un ciel
étoilé sur nos têtes, une magnifique pleine lune, toute proche de nous, éclairait le ciel et faisait scintiller des reflets argentés à la surface de l'eau. Le décor, splendide, était planté.
Devant nous, sur la table, un poste de radio branché sur la station de Radio-
Monte-Carlo qui rapportait, en direct, l'arrivée du vaisseau spatial sur la lune et
les premiers pas de l'américain Neal Armstrong
sur l'autre solaire. Nous l'imaginions sur le satellite et suivions sa démarche et ses
sautillements jusqu'à la fin du reportage. Plusieurs jours après nous parlions que ce cet évènement.
La
fin de la colonie qui avait duré deux mois arriva et chacun de nous réintégra son foyer.
D'une façon générale, le loisir que je retirai de mes colonies était privilégié. Il me permettait de retirer
maints avantages: d'abord, pour mes enfants, tout jeunes, qui sortaient en promenade et vivaient avec les autres colons, ce qui facilitait leur socialisation, ensuite pour ma femme,
débarrassée du souci de la cuisine et des gros travaux ménagers, et enfin pour moi, qui éprouvais des moments de détente et de découverte dans la joie et la bonne humeur.
Les photos
Les photos publiées dans cette partie ont été prises après la première diffusion de cette partie. Donc, droits réservés au webmaster pour les deux photos de Jijel et celle de Chetaibi (Herbillon)
La semaine prochaine: le Mouvement Associatif
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