Cap....Mémoires d'hier et regard d'aujourd'hui (68)
Je vous invite à voir & revoir la 68 ème partie des mémoires de Monsieur Abdelmalek Belhadj - Mostepha publiée le 13.10.2008.
Chacune de nous avait, en poche, le billet de bateau, valable pour le retour en Algérie. Nous
passâmes notre première nuit dans la capitale française dans la cité universitaire. Ma chambre se situait dans la pavillon du Maroc e mon
sommeil fut veillé par de grands maîtres de la musique classique : Wagner, Chopin,Beethoven, Mozart etc...dont les photos étaient accrochées sur les murs. Après quelques jours passés ensemble dans la
visite de la ville e qui était pour moi, la première rencontre avec Paris, le groupe se dispersa.. Avec un camarade, Lakhdar Mezahi, nous prîmes le train pour Rouen où nous attendaient des amis et où nous passâmes quelques jours avant de nous séparer. Je me dirigeai alors vers
la Bretagne, lieu de rassemblement avant le départ pour participer au Festival International des Auberges de la
Jeunesse, organisé cette année en Ecosse, à Edimbourg.Nous étions au mois d'Août 1956. Le jour du départ arriva et un avion nous déposa à l'aéroport de Londres. Dans le métro londonien, notre groupe faisait un peu de chahut. Dans un coin du wagon, un anglais, d'âge mûr, chapeau melon sur la tête et lorgnon sur le nez, nous observait du coin de l'oeil; puis excédé par notre bruit, il nous lança:" vous, les français, vous n'êtes pas des gentelment". Le chahut ne diminua pas pour autant.

Les spectacles s'enchaînèrent alors,l'un après l'autre, quand arriva notre tour. Abdellah et moi montâmes sur scène. Par quelques phrases anglaises, assez bien tournées, je présentai le duo, notre origine et les deux chansons que nous
allions inerpréter: l'une d'elles avait pour titre:" dans ce pays d'Algérie", l'autre était une sorte de refrain repris avec nous par les
spectateurs. Nous eûmes,je crois, un bon succés, ce qui augmenta la colère de nos compagnons français. Après la clôture du Festival, quelques jours
de liberté nous furent accordés pour visiter le pays et le groupe se dispersa dans la nature. Par équipe de deux, et en auto-stop nous sillonâmes les routes de l'Ecosse. Pour ma par, je choisis de visiter le nord du pays. Au cours d'un séjour dans une auberge de jeunesse, je fus étonné de la présence d'un vieux couple.
On me repondit alors que l'auberge recevait aussi bien les jeunes que les personnes du troisième âge. Continuant mon chemin, je découvris e admirai les montagnes bleues écossaises,
les High lands, et me retrouvai sur les bords du Lock Ness, sans cependant rencontrer le fameux monstre. Les
jours de liberté s'épuisèrent et je repris ma place dans le groupe, en partance pour Paris. Lorsque nous aperçumes du hublot de l'avion
la tour Eiffel, notre voyage avait vécu. Depuis ce jour-là, je ne revis plus Abdellah ni sus
ce qu'il était devenu. Ce voyage fut suivi par une longue période d'abstinence en matiére touristique, si ce n'est un voyage de noces qui nous mena, ma femme et moi à Paris où nou découvrîmes le Chateau de Versailles en compagnie de mon beau-frère Kamel, Que Dieu ait son âme. Puis, la
jeunesse de mes enfant, la proximité de la plage, l'organisation de colonies de vacances et la présence de nos amis, les Djebbar,fit que nos
vacances se passaient à nous dorer sous le soleil de notre pays.
La semaine prochaine: Paris . Doncaster 1975
Pour suivre
les autres parties
cliquez sur
/image%2F0553505%2F20200616%2Fob_553671_n53-2.jpg)

/image%2F0553505%2F20210224%2Fob_af4e4b_153638646-856928525151259-347671629209.jpg)


