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 srigina

Cap....Mémoires d'hier et regard d'aujourd'hui (68)

10 Janvier 2011, 00:02am

Publié par safir

 

 

     Je vous invite à voir & revoir la 68 ème partie des mémoires de Monsieur Abdelmalek Belhadj - Mostepha publiée le 13.10.2008.  

 

   

 

MES VOYAGES
 

 

 Voyage de promotion: Paris . Londres . Edimbourg 1956

Parmi les coutumes du secteur de l'éducation de l'époque, la fin de la quatrième année de l'Ecole Normale était suivie par l'organisation d'un voyage de promotion en faveur des futurs enseignants. Après les préparatifs d'usage, nous embarquâmes à Skikda vers Marseille où, là encore, un bus nous attendait. Notre séjour en France débuta par la visite de nombreuses villes sur la côte d'Azur : Nice, Cannes, Saint - TropezMonaco et son musée océanographique etc...Nous rentrâmes ensuite vers le Nord puis débarquâmes finalement à Paris, terme de notre voyage. paris-1956_9-08.jpgChacune de nous avait, en poche, le billet de bateau, valable pour le retour en Algérie. Nous passâmes notre première nuit dans la capitale française dans la cité universitaire. Ma chambre se situait dans  la pavillon du Maroc e mon sommeil fut veillé par de grands maîtres de la musique classique : Wagner, Chopin,Beethoven, Mozart etc...dont les photos étaient accrochées sur les murs. Après quelques jours passés ensemble dans la visite de la ville e qui était pour moi, la première rencontre avec Paris, le groupe se dispersa.. Avec un camarade, Lakhdar Mezahi, nous prîmes le train pour Rouen où nous attendaient des amis et où nous passâmes quelques jours avant de nous séparer. Je me dirigeai alors vers la Bretagne, lieu de rassemblement avant le départ pour participer au Festival International des Auberges de la Jeunesse, organisé cette année en Ecosse, à Edimbourg.
Nous étions au mois d'Août 1956. Le jour du départ arriva et un avion nous déposa à l'aéroport de Londres.
Dans le métro londonien, notre groupe faisait un peu de chahut. Dans un coin du wagon, un anglais, d'âge mûr, chapeau melon sur la tête et lorgnon sur le nez, nous observait du coin de l'oeil; puis excédé par notre bruit, il nous lança:" vous, les français, vous n'êtes pas des gentelment". Le chahut ne diminua pas pour autant. monulondrestourpont-1.jpg

Le trajet Londres-Edimbourg fut effectué en bus et nous eûmes, à peine le temps de traverser Glascow. Nous découvrîmes Edimbourg dans la matinée du lendemain et, sitôt nos affaires installées,  nous présentâmes devant le comité d'organisation du festival. Un autre algérien, Abdellah Natic de Biskra, faisait également partie de notre groupe. Nous décidâmes alors, lui et moi, de fausser compagnie à nos camarades français. Nous nous présentâmes au comité comme groupe algérien et avions un numéro à présenter lors du festival. Celà provoqua la colère des responsables français et nous valut une mise  en quarantaine jusqu'à notre retour en France. Mais, malgré leurs protestations, notre proposition fut agréée et notre spectacle programmé. Ce fut ensuite la visite de la ville et la rencontre avec les autres festivaliers. Durant ce rallye, je fus impressionné par la jeune délégation allemande, garçons et filles: sérieux,discipline..., qui, seulement une dizaine d'années après la fin de la deuxième Guerre Mondiale, présentait un spectacle  d'une telle valeur ! Evidemment, il y avait derrière eux un certain octogénaire Konrad Adenauer. La soirée organisée en plein air, arriva et elle commença par la parade cornemuses. Le prince Philip était probablement là, pour l'inauguration du festival. 
national_gallery_of_scotland_2005-08-07-copie-1.jpgLes spectacles s'enchaînèrent alors,l'un après l'autre, quand arriva notre tour. Abdellah et moi montâmes sur scène. Par quelques phrases anglaises, assez bien tournées, je présentai le duo, notre origine et les deux chansons que nous allions inerpréter: l'une d'elles avait pour titre:" dans ce pays d'Algérie", l'autre était une sorte de refrain repris avec nous par les spectateurs. Nous eûmes,je crois, un bon succés, ce qui augmenta la colère de nos compagnons français. Après la clôture du Festival, quelques jours de liberté nous furent accordés pour visiter le pays et le groupe se dispersa dans la nature. Par équipe de deux, et en auto-stop nous sillonâmes les routes de l'Ecosse. Pour ma par, je choisis de visiter le nord du pays. Au cours d'un séjour dans une auberge de jeunesse, je fus étonné de la présence d'un vieux couple. On me repondit alors que l'auberge recevait aussi bien les jeunes que les personnes du troisième âge. Continuant mon chemin, je découvris e admirai les montagnes bleues écossaises, les High lands, et me retrouvai sur les bords du Lock Ness, sans cependant rencontrer le fameux monstre. Les jours de liberté s'épuisèrent et je repris ma place dans le groupe, en partance pour Paris. Lorsque  nous aperçumes du hublot de l'avion la tour  Eiffel, notre  voyage avait vécu. Depuis ce jour-là, je ne revis plus Abdellah  ni sus ce qu'il était devenu. Ce voyage fut suivi par une longue période d'abstinence en matiére touristique, si ce n'est un voyage de noces qui nous mena, ma femme et moi à Paris où nou découvrîmes le Chateau de Versailles en compagnie de mon beau-frère Kamel, Que Dieu ait son âme. Puis, la jeunesse de mes enfant, la proximité de la plage, l'organisation de colonies de vacances et la présence de nos amis, les Djebbar,fit que nos vacances se passaient à nous dorer sous le soleil de notre pays.



La semaine prochaine: Paris . Doncaster 1975


 
 

  • 2211e5444a3288465fcdeb558f2fe919.jpeg"A mon ami....(Safir) et sa famille
    Le film de ma vie, avec mes remerciments pour l'idée qu'il m' a soufflée et la parution de mon histoire sur son blog "srigina".
    Affectueuses pensées".
  • Mr Belhadj-Mostepha(Photo)

 
"Monsieur Abdelmalek Belhadj-Mostepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a, au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, Zélée et bien remplie, exercé successivemet les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres du colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après-indépendance mais aussi le ressentimentetl'espoir souvent déçu . D'une plume acerbe,il pourfend la bîtise et l'infamie et glorifie le génie et le sens del'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été témoins de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtiéme  siècle. Son autobiographie,agréable à lire, recéle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personalité".
safir

 

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Cap



 

 

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M
Oh la vieille photo de paris avec ce vieil autobus le 58 cela me rappelle des souvenirs très émouvants...
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