passagers d'une croisière avec escales en Tunisie, en Italie puis en France. le
jour du départ arriva, mais nous faillîmes ne pas partir: la raison fut l'oubli, de ma part de mon titre de congé. Les services de police étaient
intransigeants. Plus les passagers embarquaient, plus l'heure du départ approchait, plus nous étions concés sur les quais du port d'Alger. La mine de mon
fils me fit de la peine et j'insistai de nouveau. Seulement une dizaine de minutes avant que le bâteau ne levât l'ancre, l'on nous permit, enfin, d'y
accéder. A bord, nous nous installâmes dans notre cabine, où se trouvait déjà un cadre de la Sonatrach ( Compagnie pétrolière algérienne). La traversée
commença et nous pûmes langer les côtes algériennes avant de nous retrouver en haute mer. Arrivés à Tunis pour une escale de quelques heures, nous nous
rendîmes au coeur de la ville où nous avions donné rendez-vous à notre ami Mostefa: les retrouvailles furent chaleureuses mais trop courtes, il fallait
reprendre notre chemin vers le bâteau en embarquer dans les délais prescrits. La croisière reprit, longeant les côtes de la Sicile. Un arrêt était prévu à
Syracuse, ville du célèbre Archimède, après une nuit relativement calme. Mon fils avait fait la c onniassance d'un garçon de son âge; ainsi, il n'était plus
collé mes trousses lors des escales, le seul ennui était la sorte d'inquiétude qui m'envahissait craignant toujours qu'il ne réintégre pas le bâteau dans les
délais. Mais il fut ponctuel en toutes circonstances. De mon côté, j'avais fait de mon voisin de cabin un campagnon de voyage. Après la visite de Syracuse,
le bâteau se dirigea vers Naples et nous accostâmes au port à travers la belle d baie de la ville. La visite des vieux quartiers de la cité grouillant de
monde, ses rues étroites, son linge étendu sur les balcons, ses habitants au longage coloré et aux gestes exprissifs, tout celàme fit oublier l'amertume du
voyage raté précédemment. Naples était là, haute en couleurs et en odeursn Naples telle que j'aime l'étais imaginée. La nuit suivante fut pénible: une forte
houle secouait le bâteau et peu de gens parvinrent à fermer l'oeil. Au matin, nous découvrîmes Marseille sous un manteua blanc: nous étions le premier
janvier 1982. Lorsque la neige s'arrêta de tomber, nous pûmes débarquer pour faire un tour en ville, visister les marchés et prendre des bvoisssons chaudes
dans un café du Vieux-Port. La neige, inhabituelle à Marseille, avait, sans doute, fait fuir la sardine qui bouchait le port, vers des eaux plus
cléments. Notre éjour dans la ville phocéenne prit fin et notre bâteau prit le large en direction d'Alger. Notre croisière avait vécu...