Cap....Mémoires d'hier et regard d'aujourd'hui (82/99)
Durant tout le rest du voyage, les pèlerins répétaient en choeur la "tal bia" : "Lèbeiek allahoumma
lebeik". Au petit matin, nous penetrâmes dans la cité Sainte" nous étions à la Mecque, voeu de tous les musulmans. Dieu avait exaucé notre souhait.Notre halte à" Makka el Moukarram" devait durer une quinzaine de jours. Nous fûmes hebergés dans un hôtel situé à une dizaine de minutes de marche du "masjid.el.haram". Dés notre arrivée, ou nous affecta dans une chambre à trois lits, à côté d'une autre famille logée dans une pièce mitoyenne et bénéficiant en commun d'une cuisine bien équipée et d'une salle d'eau. Un guide nous attendait au niveau de la réception et sitôt débarrassés de nos bagages, nous nous dirigeâmes vers "masjied-el-haram" pour effectuer nos rites regligieux. En tenue d'Ihram, nous pénétrâmes dans la mosquée par l'une de ses nombreuses portes:"bab el omra" si mes souvenirs sont exacts. Comme notre arrivée coincidait avec l'appel à la prière du " sobh" nous nous acquittâmes de cette obligation religieuse. Puis groupés autour de notre guide, nous effectuâmes le "taouaf", sept fois le tour de la kaaba, descendîmes quelques marches d'escalier pour retrouver les robinets d'où coulait "ma zamzam", remontâmes au niveau d'un petit monticule pour arpenter sept fois les couloirs de " safa ou el maroua" et nous fîmes couper une mèche de cheveux.
Les rites religieux constituant le petit pèlerinage ou " omra" étant terminés, nous retournâmes à l'hôtel où nous goûtâmes un repas réparateur. A notre réveil, nous quittâmes la tenue d'ihram pour porter nos habits de la ville. Une reconnaissance des lieux s'imposait: tout près de l'hôtel, deux épiciers vendaient des fruits, du pain, des laitages, des sachets de souper à préparer, des légumes etc...; un peu plus loin, d'autres marchands vendaient des poulets rôtis, des frites, du riz et toutes sortes d'autres denrées. C'est dans ces magasins que nous faisions nos achats quotidiens et nos repas étaient préparés dans la cuisine commune. Ainsi le problème de l'alimentation était définitivement résolu. L'accomplissement de nos prières était, lui aussi facilité par la proximité de la mosquée; en ce qui me concernait, je parlais le matin vers le masjid, effectuais a prière du sobh, demeurais là jusqu'à celle de la mi-journée ou "dahr" le temps intermédiaire étant utilisé à la lecture du livre sacré, le coran. Puis je rentrais à l'hôtel pour une petite sieste avant de retourner à la mosquée pour les priéres du " asr" et du "maghreb". Après la rupture du jeûne, très légère, grâce aux dattes et autres nourritures ramenées par moi-même ou servies au niveau de la mosquée, dans de généreux bienfaiteurs, je retournais à l'hôtel auprès de ma famille pour savourer une soupe bien chaude, des plats bien cuisinés et des fruits, délicieux. Sitôt le repas terminé, je refaisais mes ablutions et reprenais mon chemin vers le lieu de prière pour " el icha" et " taraouih". Notre imam était "Essondaissi" et je fus subjugué par sa façon de réciter les versets du livre sacré.
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