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Cap...Mise au point du Petit Fils du dernier Bey de Tunis

29 Février 2008, 00:00am

Publié par safir

 

pic.php
 
Mise au point
 du Petit Fils du dernier Bey (Roi) de Tunis
 
Au sujet de :
 
 
 

" C'est par hasard que je viens d'ouvrir votre site que je trouve merveilleux mais beaucoup de lacunes sur notre famille des Beys  de Tunis dont Si Mohamed Lamine le denier  souverain de Tunis est mon grand père. Je trouve par la même occasion beaucoup de pages vides  et c'est bien dommage pour un si beau site. A l'avenir je pourrais vous envoyer toutes les documentations possibles ainsi des photos inédites.

Merci de votre compréhension et j'espère à bientôt.
Mes amitiés.

Le Prince Rafet Bey
 

Réponse du Webmaster

Je prends acte de vos remarques et je rectifie le tir dans un prochain article en espérant recevoir les informations pertinentes ainsi que les photos inédites pour illustrer la vie de la famille beylicale  de Tunis.

Personne ne nie le rôle des  Deys d'Alger et des  Beys de Tunis dans la pérennité des deux Etats

(Algérie et Tunisie), mais on dispose de peu d'informations sur ces hommes.

Contrairement à la Tunisie, l'histoire des Deys d'Alger remonte à plus de 170 ans: notre dernier Dey (Dey Hussein) a quitté l'Algérie en 1830 vers l'exil, il mourut à Naples en 1838 et la Bey de la province de Constantine (Hadj  Ahmed)  mourut en 1850 en résidence surveillée à  Alger après une lutte contre les français de 1830 à 1848.

 L'histoire des Beys de Tunis est plus récente (le dernier Bey  qui est votre grand père est mort en 1962) donc plus facile de prendre contact avec leur entourage pour apporter des témoignages précis sur une étape cruciale de la Tunisie contemporaine.
Enfin, je sais que dans mon billet, je n'ai pas voulu ouvrir une page douloureuse de votre famille.

On sait, malgré la position nationaliste de Moncef Bey et de Lamine Bey, le premier gouvernement de la République Tunisienne a fait subir un traitement inhumain à votre grand-mère et je pense à votre père et vos oncles (Chedly Bey, M'Hammed Bey et Salah Eddine Bey).

    Commentaires :  

Azza  le 23.01.2013

 

Monsieur,

Je suis assez âgée pour avoir été consciente ans les années fin1950-début1960 des drames que vivaient en Tunsie ceux des nôtres, issus de familles riches ou pauvres, mais tous nobles tant était noble leur patriotisme.

J'entendais chuchoter ces adultes qui se taisaient à l'approche de nous enfants, et devinais que ces silences cachaient ce qu'un enfant ne pouvait imaginer mais comprendre.

J'avais vu aussi que mon père cachait sous son oreiller un pistolet. Quand je lui ai demandé ce qu'était ce tout petit objet dont je ne voyais l'équivalent que dans les films, il me répondit que cela lui permettait de voyager en étant tranquille pour Maman chargée de nous défendre. Là aussi, je ne pouvais que deviner qu'il me fallait comprendre ce que nos parents ne pouvaient nous dire.

 Dans ces temps là, déjà, les Tunisiens vivaient dans la peur. Tous.

Ce que je peux vous confirmer que devant la petite fille que j'étais alors ces mêmes adultes ne cachaient pas leur désabrobation, ne cachaient pas combien ils étaient choqués de la manière dont Bourguiba avait mis fin au beylicat, ni comment il avait permis que tous les membres de votre famille ont été humilié, violentés, spoliés de leur dignité et de leurs biens. L'on s'est logtemps moqué de ceux qui se sont installés dans leurs demeures, de celles qui pavanaient paréeés des bijoux des femmes de votre famille.

Aucun Tunisien, aucune Tunisienne n'a jamais trouvé ni juste, ni correct, que votre famille qui fut si longtemps associée aux épreuves du colonialisme français aie été traitée de la sorte.

Sadok Bey, Moncef Bey, Lamine Bey n'ont jamais été des noms prononcés qu'avec respect et toujours avec la voix baissée tant le poids des horreurs subies par les vôtres ont traumatisé les esprits.

Ces noms ont été pendant cinquante années abolis de l'enseignement, des souvenirs, le combat de Moncef Bay enterré, et cette volonté de tout gommé est allée jusqu'à travestir Assadiqia, privant ainsi des générations entières de l'exellence de son enseignement et de l'éducation qu'elle assurait à tous à égalité. cette institution due à la volonté de Sadok Bey avait permi aux plus valeureux des Tunisiens, riches ou pauvres, d'atteindre le meilleur savoir et les plus belles manières. Depuis qu'elle a été étouffée, plus aucun bachelier n'a pu se trouver au niveau d'éducation que j'ai pu voir chez tous les Sadiqiens de la génération de mon père et de ses suivants.

Mais, voyez-vous, "celui qui creuse un puits pour son frère finit par tomber dedans". Et, depuis que la Tunisie a balayé le successeur de son premier dictetur, les Tunisiens s'expriment, chacun dans sa colorature, mais tous regardent vers la famille beylicale comme ayant été un moment important de notre histoire.

Le plus beau dans cette histoire est que tous constatent aujourd'hui combien les descendants de ces beys martyrs ont été fidèles à la Tunisie au point d'en faire partie à égalité avec tout son peuple. Toujours avec l'élégance de l'humilité.

Car la plus grande qualité de votre faille, toujours soulignée par nos parents qui ont connu leur époque, était l'élégance dans la simplicité et la proximité de ses membres avec le peuple tunisien. Chose que nous n'avons vu ni à l'époque de Bourguiba, en dépit de toute la propagande francophone que l'image de cet homme a glorifié, et encore moins à celle de Ben Ali dont il n'est même pas besoin de faire référence à son extrême vulgarité.

 

Allah Yarhamhom.

 

AzzaAtMail

  •  

  •   Réponse du webmaster

Madame, je vous remercie de votre témoignage et je laisse le soin au Prince Rafet Bey de dire un mot si besoin est. 

..........................................................................                                        

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D
Par ce biais, j'adresse mes plus sincères salutations cordiales et fraternelles à la Dynastie Husainide des Beys de Tunisie, à son actuel descendant S.A.R. le Prince Rafet Bey.<br /> <br /> Je m'appelle Dionisio, je suis un citoyen uruguayen, un humble fonctionnaire et père de famille, conseiller et représentant d'organisations, d'associations et de délégations, dans le domaine de la culture, de l'art, de la politique, de la philanthropie et du sport.<br /> Je frappe aux portes de votre Palais Royal et Noble, afin de demander à être considéré comme un allié de votre maison, de votre famille et de votre couronne. Malgré ces distances, il était considéré comme un ami et un sympathisant. Aussi, et si Votre Grâce Royale le juge ainsi, un Représentant de Votre Dynastie sous ces latitudes.
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A
Merci pour ce témoignage pour cette famille noble et le Prince Rafet prendra connaissance de votre souhait.
C
prince rafet , je vous est connu a 20 ans quand vous manipulez des avions miniatures ....
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C
je suis né en tunisie et surtout a hammam-lif et donc je connais votre histoire , vous et votre frere mimoun , j etais un ami d un de vos cousin mimoun belkodja ...<br /> <br /> a propos des maltraitances sur votre famille pour moi c est une grande découverte ....<br /> <br /> mon pere qui a toujours dit a l independance il fallait se destituer en faveur de la republique ....
Répondre
A
<br /> Monsieur,<br /> <br /> <br /> Je suis assez âgée pour avoir été consciente ans les années fin1950-début1960 des drames que vivaient en Tunsie ceux des nôtres, issus de familles riches ou pauvres, mais tous nobles tant était<br /> noble leur patriotisme.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J'entendais chuchoter ces adultes qui se taisaient à l'approche de nous enfants, et devinais que ces silences cachaient ce qu'un enfant ne pouvait imaginer mais comprendre.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J'avais vu aussi que mon père cachait sous son oreiller un pistolet. Quand je lui ai demandé ce qu'était ce tout petit objet dont je ne voyais l'équivalent que dans les films, il me répondit que<br /> cela lui permettait de voyager en étant tranquille pour Maman chargée de nous défendre. Là aussi, je ne pouvais que deviner qu'il me fallait comprendre ce que nos parents ne pouvaient nous dire.<br /> <br /> <br />  Dans ces temps là, déjà, les Tunisiens vivaient dans la peur. Tous.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ce que je peux vous confirmer que devant la petite fille que j'étais alors ces mêmes adultes ne cachaient pas leur désabrobation, ne cachaient pas combien ils étaient choqués de la manière dont<br /> Bourguiba avait mis fin au beylicat, ni comment il avait permis que tous les membres de votre famille ont été humilié, violentés, spoliés de leur dignité et de leurs biens. L'on s'est logtemps<br /> moqué de ceux qui se sont installés dans leurs demeures, de celles qui pavanaient paréeés des bijoux des femmes de votre famille.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Aucun Tunisien, aucune Tunisienne n'a jamais trouvé ni juste, ni correct, que votre famille qui fut si longtemps associée aux épreuves du colonialisme français aie été traitée de la sorte.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Sadok Bey, Moncef Bey, Lamine Bey n'ont jamais été des noms prononcés qu'avec respect et toujours avec la voix baissée tant le poids des horreurs subies par les vôtres ont traumatisé les esprits.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ces noms ont été pendant cinquante années abolis de l'enseignement, des souvenirs, le combat de Moncef Bay enterré, et cette volonté de tout gommé est allée jusqu'à travestir Assadiqia, privant<br /> ainsi des générations entières de l'exellence de son enseignement et de l'éducation qu'elle assurait à tous à égalité. cette institution due à la volonté de Sadok Bey avait permi aux plus<br /> valeureux des Tunisiens, riches ou pauvres, d'atteindre le meilleur savoir et les plus belles manières. Depuis qu'elle a été étouffée, plus aucun bachelier n'a pu se trouver au niveau d'éducation<br /> que j'ai pu voir chez tous les Sadiqiens de la génération de mon père et de ses suivants.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mais, voyez-vous, "celui qui creuse un puits pour son frère finit par tomber dedans". Et, depuis que la Tunisie a balayé le successeur de son premier dictetur, les Tunisiens s'expriment, chacun<br /> dans sa colorature, mais tous regardent vers la famille beylicale comme ayant été un moment important de notre histoire.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le plus beau dans cette histoire est que tous constatent aujourd'hui combien les descendants de ces beys martyrs ont été fidèles à la Tunisie au point d'en faire partie à égalité avec tout son<br /> peuple. Toujours avec l'élégance de l'humilité.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Car la plus grande qualité de votre faille, toujours soulignée par nos parents qui ont connu leur époque, était l'élégance dans la simplicité et la proximité de ses membres avec le peuple<br /> tunisien. Chose que nous n'avons vu ni à l'époque de Bourguiba, en dépit de toute la propagande francophone que l'image de cet homme a glorifié, et encore moins à celle de Ben Ali dont il n'est<br /> même pas besoin de faire référence à son extrême vulgarité.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Allah Yarhamhom.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> AzzaAtMail<br />
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S
<br /> <br /> Madame, je vous remercie de votre témoignage et je laisse le soin au Prince Rafet Bey de dire un mot si besoin est.<br /> <br /> <br /> <br />