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 srigina

Cap...Le cinquantenaire de l' Indépendance de l'Algérie (1)

3 Avril 2012, 22:12pm

Publié par safir

 

Par Abdeslam Benlarbi

   Prologue

 Le cinquantenaire de l’Indépendance de l'Algérie me donne l'occasion de  participer modestement au débat sur la guerre d'Algérie. Je consacre une série d’articles chaque mercredi et tout au long des mois d'avril,  mai, juin et juillet 2012 pour des femmes et des hommes algériens qui ont servi l'Algérie pour les uns et la France pour les autres.  Dans cette démarche, je dois dire que je n'ai aucune  ambition d'écrire l'histoire de ces personnalités, mais un "arrêt sur images"" qui nous permet par la suite d'en faire l'autopsie sur leurs choix si besoin est.

Héros et traitres : On dit que l'histoire est écrite par les vainqueurs, mais les notions d'héroïsme et de trahison ont eu  toujours l'adhésion des membres d'une communauté. Aussi, ces mêmes notions  peuvent avoir des lectures ambigües. Pour la guerre d'Algérie,  notre façon de voir n'est pas  en contradiction avec la lecture de l'ex colonisateur. La France a considéré et continue à considérer les collaborateurs avec l'occupant allemand comme des traites. Toute la littérature en la matière ne dérobe pas à cette régle. Donc pour notre cas, tout collaborateur avec la France  durant la guerre d'Algérie (1 novembre 1954 - 5 juillet 1962) est considéré comme un traitre.

Le choix des personnalités : Pour les personnalités qui ont servi l'Algérie, J'ai fait un choix lié à des personnes qui ont continué leur combat pour défendre leurs idéaux jusqu'à leurs morts. Pour ce qui est des gens qui ont servi la France, le choix est allé vers des gens qui pouvaient réussir et prendre des responsabilités de première importance si leurs choix étaient différents. Je parle surtout de Messali El-Hadj , de Bachagha Boualem et le Général Belounis. Pour les Youssef Ben Brahim et Mme Yacout Zouzou,  c'est une découverte récente liée à la préparation de ces billets.

Terminologie : Harki vient du mot arabe Haraka (mouvement). Harki veut dire, un homme en mouvement. Le terme est lié à la guerre d'Algérie, les Harkis étaient des supplétifs musulmans engagés par l'armée française durant la guerre d'Algérie. Pour Jean Jacques Jordi, la Harka (le mouvement) naît  en 1830 lorsque des tribus prêtent allégeance à la France. Les Goums et Goumis: Le mot goum vient du mot arabe qum " se lève".  Les goums ont servi au Maroc, en Haute Volta, en Tunisie et en Algérie à partir de 1900. les spahis : Spahi est un mot d’origine turque. Les sibahis ou Spahis ce sont des troupes turcs qui se sont mis au service de la France en 1830 contribuant à la conquête de l’Algérie.

et enfin les zouaves : Les zouaves étaient des unités indigènes d’infanterie appartenant à l'Armée d'Afrique qui dépendait de l'armée de terre française (1830-1962). 

 

 Qui ont servi l'Algérie :
 Mohamed Boudiaf, Benyoucef Benkhada, Abdelhamid Mehri, Ali Mendjeli et Mme Djamila Bouhired
Qui ont servi la France
Messali El-Hadj, Bachagha Boualem, Général Belounis, Lieutenant Youssef ben Brahim et Mme Yacout Zouzou      
 

 

  Aujourd'hui : Mohamed Boudiaf & Messali El-Hadj

Du côté algérien : Mohamed Boudiaf 

 

29441-krim-belkacem-et-mohamed-boudiafBOUDIAF.jpgimages.jpg(Né à M'Sila le 23 juin,   assassiné le 29 juin à Annaba).      On connait Ahmed Benbella le premier président de la république algérienne et Houari Boumediene le deuxième président de l'Algérie plus que Mohamed Boudiaf malgré son passé historique. Sans rentrer en détail dans sa biographie qu'on peut consulter sur le net, je dois tout simplement que cet homme était honnête et mort avec les mêmes principes. Sa vie a commencé par le statut de fonctionnaire dans l'administration, adjudant chef dans l'armée française en participant à la deuxième guerre mondiale en Italie. Après les massacres de 1945, il adhère au parti du peuple algérien (PPA), puis au parti de triomphe des libertés démocratiques (MTLD). Il était parmi les 6 fondateurs du FLN et le Groupe des 22 dont il était coordinateur. Membre du Conseil National de la Révolution Algérienne après le congrès de La Soummam. Le 22 octobre 1956 il a fait l'objet d'un enlèvement par les français suite au détournement de l'avion civil marocain qu'il le transportait de Tunis vers le Maroc avec d'autres dirigeants de la révolution algérien. De sa prison, il dirigeait la fédération de France du FLN en plus de ses responsabilités au sein du Gouvernement Provisoire de la Révolution Algérienne (GPRA) dont il était vice président. Après le 5 juillet 1962, sa vie s'est basculée vers l'opposition au régime de Ben Bella en fondant le Parti de la Révolution Socialiste, détenu au sud puis libéré, exilé au Maroc. Il dissout son parti en 1979 et il se consacre à ses  activités. Après la démission (on dit qu'il a été démis) de Chadli Bendjedid on a fait appel à lui et après un travail de quelques mois, il trouve la mort dans le Palais de la culture d'Annaba lors d'une réunion avec les cadres de l'est algérien dont je faisais partie. Durant sa présence en Algérie à la tête de l'Etat, il a fondé un parti et a essayé de redonner espoir à la jeunesse dans un moment de déstabilisation politique générale. Toujours fidèle à ses convictions, il est mort en défendant ses principes. Enfin, durant les années 1990, j'ai connu un ex membre du PRS (le parti de Mohamed Boudiaf) et depuis plus d'une décennie, je n'ai plus revue cette personne qui m'a promis de mettre à ma disposition quelques numéros de la revue de ce parti 'El Djarida".  (voir la vidéo : vidéo )

 

 Du côté français : Messali Hadj

    

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Colloque-internationale-sur-l-action-militante-de-Messali-H

 

Messali el Hadj-1320004179

Pour préparer cette partie concernant Messali Hadj, j'ai consulté le livre de Benjamin Stora que j'ai eu l'occasion de le lire il y a plus de dix ans. Messali  Hadj (1898-1974) pionnier du nationalisme algérien (édition  Rahma -Alger 1991) est "une solide et pénétrante biographie de Benjamin Stora  permettra de mieux  saisir la grandeur et les échecs  de Messali"  selon J.P .Rioux La croix, 3 mai 1984.  Donc, à travers la dernière partie qui touche à la vie de cette personnalité (1954-1962)  qu'on découvre que la lutte menée par la FLN et le MNA de Messali contre les français avait le même objectif, mais le MNA perdait le terrain en faveur de ses conquérants. L'aile militaire du MNA, l'armée nationale du peuple algérien conduite par le Général Belounis a été aidé par l'armée française après le massacre de Melouza. Néaumoins, la guerre fracicide entre le FLN et le MNA  sur le territoire français s'est soldé par la décapitation du MNA. Messali vivait en France en résidence surveillée jusqu'au 1959. Je vous laisse avec la biographie de Messali Hadj, tout en indiquant que la traîtresse de ce dernier n'est pas affichée clairement. Jusqu'à l'indépendance, il était toujours pour l'indépendance de l'Algérie.

Messali est né  àTlemcen et son combat de tout temps était consacré à l’Algérie.   Père du nationalisme algérien, avant les Oulémas, les communistes et les autres élites nationales. Il était à l’origine de la création des mouvements nationalistes tels que l’Etoile Nord-Africaine (ENA 1926), du Parti du Peuple Algérien (PPA en 1937), du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD en 1946), et enfin du Mouvement National algérien (en 1954). Comme pour le Maréchal Pétain, il a commencé et vécu en nationaliste  pour terminer sa vie en tant que    traitre à la cause nationale au moins pour une grande majorité d’algériens.

 A la différence du Maréchal Pétain, l’origine de cette déviation est purement personnelle. Le culte de la personnalité a été le déclencheur de  la crise de 1954 entre  Messali El-Hadj et le comité central du MTLD sur l’opportunité du déclenchement de la révolution. En un mot, Cette crise  a été à l’origine de la création du Comité révolutionnaire de l’unité et de l’action (l’idée de Mohamed Boudiaf) devenu FLN qui a déclenché la révolution et ce pour mettre fin au conflit opposant  Messali  El-Hadj et le Comité centrale du MTLD.

 

Enfin, dans la conscience collective des algériens, Messali Hadj est un traître pour  sa position prise vis à vis le FLN considéré par le peuple algérien comme  son  seul représentant légitime. Toutes tendances devaient rejoindre cette organisation en dépit des intérêts des uns et des autres. Le Président actuel Abdelaziz Bouteflika, originaire lui aussi de Tlemcen, a ordonné que l'aéroport de Telmcen prenne le nom de Messali et on parle de plus en plus d'une nouvelle lecture de son passé. Voir la vidéo et le discours de Messali (vidéo 1).  (vidéo 2) , (vidéo 3).&(vidéo 4)

 

Le site de la Fondation Messali Hadj : (lien)

 

                Le débat est ouvert 

voir :

Cap...Le cinquantenaire de l' Indépendance de l'Algérie

 

 

 

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Commenter cet article

rachida 25/02/2016 22:48

"Messali était d’une dimension hors norme sur le plan politique" c'est Benjamin Stora qui le dit qu'en pensez-vous. et est-ce que vous vous appyez sur des archives pour nous raconter vos histoires et j'espère qie les skikdéens n'adhèrent pas à votre discours!

safir adya 26/02/2016 07:22

Pour Rachida : Pour préparer cette partie concernant Messali Hadj, j'ai consulté le livre de Benjamin Stora que j'ai eu l'occasion de le lire il y a plus de dix ans. Messali Hadj (1898-1974) pionnier du nationalisme algérien (édition Rahma -Alger 1991) est "une solide et pénétrante biographie de Benjamin Stora permettra de mieux saisir la grandeur et les échecs de Messali" selon J.P .Rioux La croix, 3 mai 1984

safir adya 26/02/2016 07:16

Toujours pour Rachida, dans l'article , j'ai cité les livres et les historiens. Je pense que votre question à sa réponse.

safir 26/02/2016 07:14

Pour Rachida. Je pense que la prétention d'écrire l'histoire dans ces pages est incorrecte. Dans ces résumés, c'est une invitation à lire, réfléchir et pourquoi pas foncer dans les fins fonds dans cette histoire. Je ne dis rien de spécial dans cette série d'article, sauf répéter ce qu'on dit dans tous les manuels d'histoire. Aussi, le père du nationalise algérien en l’occurrence Messali El Hadj a terminé sa vie hors la conscience nationale sinon si on parle de la révolution et indépendance son nom devrait être le premier. Je termine pour dire, pour ces synthèses je reviens à des centaines de livres dont je dispose personnellement dans ma bibliothèque familiale, dans les sites des familles et amis de ces personnalités, mais sans arriére pensée historique. Enfin, j'ouvre cet espace si vous voulez apporter des éclaircissements voire un article ou une série d'articles. Pour clôturer, je pense que les Skikdis n'ont rien avoir ce que je fait ce que vous faites. Des engagements personnels sans prétention de ma part d'une représentation collective d'une ville ou d'un pays. Cordialement.

Rima 04/04/2012 19:11


Merci Safir, tout d'abord pour cette article qui nous fait revivr l'histoire mais aussi pour cette riche terminologie que tu présentes en première partie de l'article.


Hommage à tous ceux et celles qui ont tout fait pour voir le drapeau algérien luire en plein ciel!


Je connais personnellement quelqu'un qui fait parti de la famille proche de Massali El Hadj, il a toujours défendu son arrière grand-père mais peronnellement, j'ai toujours dit haut et fort que
c'était un traitre ! Je ne me trompais pas du tout! 


J'attends la suite avec impatience!

safir 04/04/2012 21:13



Franchement, j'ai beaucoup appris dans les jours qui ont suivi mon intention d'aborder ce sujet. J'ai une bilblothèque bourée de livres d'histoire et je suis revenu voir les livres qui traitent
Messali Hadj, Mohamed Boudiaf, Benyoucef Benkhada et l'histoire du mouvement national avant et après 1954. La nouveauté, le net qui vient pour compléteter le manque. Agnès de France m'a proposé
l'envoi du livre consacré au Général Belounis, mais je découvre que le site de la Fondation Messali Hadj, le publie dans sa rubrique "Documents". Aussi, en revenenant sur ces pages d'histoire, je
découvre que les confilits ou querelles entre hommes politiques algériens est une longue histoire qui date des années 1940 voire avant cette date. Enfin,  quelques connaissances à Skikda
s'intéressent vivement à cette participation modeste au cinquentenaire de l'indépendance de l'Algérie.