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 srigina

Cap...Le cinquantenaire de l' Indépendance de l'Algérie (8)

22 Mai 2012, 22:01pm

Publié par safir

Par Abdeslam Benlarbi

 Plusieurs femmes et hommes ont choisi durant la guerre d'Algérie (1954-1962) d'être prés du peuple opprimé face à la colonisation et à la tyrannie. Je rends hommage à ces femmes et à ces hommes et je consacre pour les semaines prochaines des billets pour l'ex Président de la République Syrienne Nourreddine El-Attassi (qui s'est engagé comme volontaire dans la révolution algérienne en 1958), Abdelhamid Mehri, l'Abbé Berenguer, Henri Alleg,  Mohamed Harbi, Zohra Drif, etc. 

 

  Aujourd'hui : Annie Fiorio-Steiner

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Il existe dans cette terre des femmes et des hommes qui ont lutté pour la justice  sans prendre conscience du danger et  défendu leur conviction sans faire trop de calcul.

Cette année qui coïncide avec le cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie, on revient aux femmes et aux hommes qui malgré la tyrannie ont osé de dire non.  Annie Fiorio-Steiner  française d'Algérie  née en 1928 à Marengo (actuellement Hadjout) pouvait défendre la France malgré ses bêtises, mais à contre courant a choisi l'autre voie celle de la justice.  On dit, qu'elle a fait ses études à Boufarik (l’école primaire de Boufarik), le collège (EPS) à Sidi Bel Abbés,  le secondaire à Blida à l’ex-Lycée Duveyrier, aujourd’hui Ibn Rochd et obtenu sa licence en droit à la Faculté d’Alger en 1951. Le 20 décembre 1951, elle épouse le Suisse Rudolf Steiner et aura avec lui deux filles. Elle est la fille unique d’une famille de pieds-noirs installée en Algérie depuis trois générations du côté de son père. Elle travaillait à la bibliothèque des centres sociaux, sise à ex-rue Luciani, El Biar où elle a vu de ses propres yeux des dures conditions de vie des Algériens. Quand le premier Novembre a éclaté, elle intègre le  réseau clandestin FLN d’Alger et arrêtée en 1957 et condamnée lors du procès dit «des Médecins», en 1957, en plein «Bataille d’Alger».  Au lendemain de l’indépendance, elle travaille   au secrétariat général du gouvernement et ce, durant   30 ans. Elle n’a pas réclamé ni sa pension de Moudjahida ni sa nationalité française. Elle continue à militer pour toutes les causes nobles.

Militante , cette algérienne par conviction n’a jamais quitté l’Algérie, où elle réside toujours. Durant les cinquante années passées, je n’ai jamais pris connaissance dans les livres d’histoire, ni dans notre RTA (Radio & Télévision Algérienne), ni dans la presse et autres supports de communication l’existence de cette combattante de la liberté. Mais dans mes recherches pour préparer ce billet, j’ai appris que pour les années 2011 et 2012 on a parlé d’elle dans un livre intitulé ‘’ La Moudjahida Annie Fiorio Steiner, une vie pour l’Algérie’’ et lors de plusieurs séminaires consacrés à la femme, à la révolution algérienne, etc.

  Enfin, il faut dire que tout engagement dans cette vie est payant. Selon, ses dires, elle ne regretté jamais ses engagements malgré les problèmes rencontrés lors de sa détention et d'autres difficultés avec sa famille. 

 

N.B/ Un Grand Merci pour Agnès de Menton (France) pour  m'avoir envoyé le livre intitulé "  L’Alliance, la guerre d’Algérie du général Bellounis "(Editions l’Harmattan) de  Phillippe Gaillard, journaliste et ancien correspondant de presse à Alger à la fin de la guerre d’Algérie.

 

 

                                                                 voir :

    Cap...Le cinquantenaire de l' Indépendance de l'Algérie

Cap...Le cinquantenaire de l' Indépendance de l'Algérie (1)

 

 

Commenter cet article

Yness 25/05/2012 13:44


Le  visage de cette dame est aussi beaux que ses engagements en faveur de la justice et des droits du peuple algérien.

safir 25/05/2012 14:52



Oui, son visage est beau malgré l'aâge mais son âme est toujours vivant.