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 srigina

Cap...Le cinquantenaire de l' Indépendance de l'Algérie (3)

17 Avril 2012, 22:59pm

Publié par safir

Par Abdeslam Benlarbi

 

 

   Prologue

 Le cinquantenaire de l’Indépendance de l'Algérie me donne l'occasion de  participer modestement au débat sur la guerre d'Algérie. Je consacre une série d’articles chaque mercredi et tout au long des mois d'avril,  mai, juin et juillet 2012 pour des femmes et des hommes algériens qui ont servi l'Algérie pour les uns et la France pour les autres.  Dans cette démarche, je dois dire que je n'ai aucune  ambition d'écrire l'histoire de ces personnalités, mais un "arrêt sur images"" qui nous permet par la suite d'en faire l'autopsie sur leurs choix si besoin est.

Héros et traitres : On dit que l'histoire est écrite par les vainqueurs, mais les notions d'héroïsme et de trahison ont eu  toujours l'adhésion des membres d'une communauté. Aussi, ces mêmes notions  peuvent avoir des lectures ambigües. Pour la guerre d'Algérie,  notre façon de voir n'est pas  en contradiction avec la lecture de l'ex colonisateur. La France a considéré et continue à considérer les collaborateurs avec l'occupant allemand comme des traites. Toute la littérature en la matière ne dérobe pas à cette régle. Donc pour notre cas, tout collaborateur avec la France  durant la guerre d'Algérie (1 novembre 1954 - 5 juillet 1962) est considéré comme un traitre.

Le choix des personnalités : Pour les personnalités qui ont servi l'Algérie, J'ai fait un choix lié à des personnes qui ont continué leur combat pour défendre leurs idéaux jusqu'à leurs morts. Pour ce qui est des gens qui ont servi la France, le choix est allé vers des gens qui pouvaient réussir et prendre des responsabilités de première importance si leurs choix étaient différents. Je parle surtout de Messali El-Hadj , de Bachagha Boualem et le Général Belounis. Pour les Youssef Ben Brahim et Mme Yacout Zouzou,  c'est une découverte récente liée à la préparation de ces billets.

Terminologie : Harki vient du mot arabe Haraka (mouvement). Harki veut dire, un homme en mouvement. Le terme est lié à la guerre d'Algérie, les Harkis étaient des supplétifs musulmans engagés par l'armée française durant la guerre d'Algérie. Pour Jean Jacques Jordi, la Harka (le mouvement) naît  en 1830 lorsque des tribus prêtent allégeance à la France. Les Goums et Goumis: Le mot goum vient du mot arabe qum " se lève".  Les goums ont servi au Maroc, en Haute Volta, en Tunisie et en Algérie à partir de 1900. les spahis : Spahi est un mot d’origine turque. Les sibahis ou Spahis ce sont des troupes turcs qui se sont mis au service de la France en 1830 contribuant à la conquête de l’Algérie.

et enfin les zouaves : Les zouaves étaient des unités indigènes d’infanterie appartenant à l'Armée d'Afrique qui dépendait de l'armée de terre française (1830-1962).

 

Militaires et supplétifs « Français-Musulmans » au  service de la France(Mars 1962) selon plusieurs sources:
 
C. de Saint-Salvy
C. Brière
M. Ha-mou-mou
Gén. Faivre
Militaires de carrière
20 000
20 000
20 000
20 000
Appelés
40 000
-
40 000
17 000
Harkis
58 000
70 000
70 000
63 000
Mokhaznis
23 000
20 000
20 000
19 000
GMS/GMPR (Groupes mobiles de la protection rurale)
12 000
10 000
15 000
8 500
GAD (Groupes d'autodéfense)
60 000
60 000
60 000
55 000
Total
213 000
180 000
225 000
182 500
         
Source : Mohand Hamoumou, op. cit., p. 122. 19 Ibid., p. 119.
 Qui ont servi l'Algérie :
 Mohamed Boudiaf, Benyoucef Benkhada, Abdelhamid Mehri, Ali Mendjeli, Mme Djamila Bouhired, Cardinal Duval, Tayeb Boulahrouf, Annie Fiorio-Steiner, l'Abbé Berenguer,  Maurice Audin,  Henri Alleg,  Mohamed Harbi, etc
Qui ont servi la France
Messali El-Hadj, Bachagha Boualem, Général Belounis, Lieutenant Youssef ben Brahim, Mme Yacout Zouzou, Rémy Madoui etc.    
 

 

 

  Aujourd'hui : Le Colonel Ali Mendjli & Le Général Belounis

 

 

  

Du côté algérien: Le Colonel Ali Mendjli 

     images-copie-1.jpgNé le 7 décembre 1922 à Azzaba (ex-Jemmapes) - Skikda dans une famille de commerçants. Conseiller municipal dans la ville d’Azzaba entre 1947 et 1954, Ali Mendjeli rejoint le maquis dans la wilaya II (Nord Constantinois) avant de devenir membre de l’état-major de l’Armée de Libération Nationale entre 1959 et 1962. Nommé commandant du 1er Bataillon de l’ALN, il dirige de nombreuses batailles dont celle de Ain Aksseb à Mila, en 1957, au cours de laquelle furent tués 300 militaires de l'armée coloniale et qui vit 70 moudjahids tomber au Champ d’honneur.    Membre du Conseil de la Révolution (qui  était à l'origine du coup d'Etat militaire contre le Président Ahmed Benballa) entre 1965 et 1967, année de son retrait de la vie politique jusqu’à son décès en 1998. Le feu Ali Mendjeli était membre de l'Etat Major de l'armée de libération nationale donc il faisait partie du groupe de Oujda qui a pris le pouvoir avec la force en face du GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) et a participé par la suite au Coup d'Etat contre un membre du groupe de Oujda en l’occurrence Ahmed Benballa. La suite, il s'est installé dans son village natal en vivant avec ses siens dans la simplicité. Il a consacré sa vie pour la construction d'une mosquée et d'une école islamique transformée à une faculté de droit et des sciences administratives. Son ouvre est un exemple que nos politiques doivent le suivre. Chaque fois, je prie dans la mosquée Ali Mendjeli d'Azzaba. Aussi, la nouvelle ville de Constantine a pris le nom de cette personnalité historique. Pour préparer cet article, j'étais confronté au manque d'écrits et de photos

 

           

Du côté français : Le Général Belounis

ralliement_du_general_si_mohammed_bellounis_11_12_1957.jpgarton208-2f980.jpgLorsque j'étais étudiant à Alger, je lisais des revues historiques éditées en France et qui parlaient justement du Général Belounis. Aussi, j'étais curieux d'apprendre qu'un algérien est arrivé au rang de Général. On a écrit un livre au moins sur cette personnalité et je n'ai jamais eu l'occasion de le lire.  Enfin, Agnès de France a pris l'initiative de me l'acheter et il je vais l'avoir incessamment. Pour ce billet, je dois dire que le Général Belounis était Commandant en chef de l'armée nationale du peuple algérien ( branche militaire du Mouvement National Algérien de Messali Hadj). Cette armée était en guerre contre l'armée de libération nationale (branche militaire du FLN). Il a eu l'appui de la France mais assassiné par cette même France. Pour un travail historique méthodique, on peut pas inclure ce personnage dans une des qualifications citéés en prologue. En effet, il n'  était pas engagé dans l'armée, ni appelé,  ni Harki, ni Makhazni, ni GMPR ou Gld, mais il dirigeait  une armée autonome qui était au solde de l'occupation pour une raison ou une autre. Pour les algériens, il n y a aucun doute, que le Général Belounis était au solde de l'ennemi et considérait comme un traitre. Pour le grade de général, je dois dire que lors de la 2ème guerre mondiale Bellounis était mobilisé dans le régiment de train en 1940, il est fait prisonnier dans la même année et puis démobilisé comme sergent chef.

(Né le 11 décembre 1912 à Bordj Menaiel et est abattu   le 14 juillet 1958 par l'armée française).

 

                                                             Voir l'écrit        :  (1)

                                                       Voir la vidéo    : (1)

 

 

Note : Bientôt en librairies dans les villes algériennes : " Ni Valise ni Cercueil" Les pieds noirs restés en Algérie après l’indépendance, Pierre Daum Editions Média-Plus. D'après ce livre 200 000 pieds noirs sont restés en Algérie. Pour le livre, j'ai dors et déjà  fait une commande chez un libraire à Annaba. Pour les pieds noirs, à Skikda j'ai eu l’occasion de faire connaissance avec Madame Salasse en Juillet 1986 une semaine après mon installation à la tête de l’administration maritime (je pense pour une affaire liée au permis de plaisance. J'ai appris aussi la présence des médecins très connus dans la place.  Madame Salasse a refusé de prendre la valise aux débuts de la tragédie nationale à partir de 1994 malgré le danger qui a frappé les étrangers, les intellectuels, les responsables, les services de sécurit et l'ensemble de la société. Aussi, j'apprends qu'actuellement elle le va et vient entre l'Algérie et la France.

 

                                                               voir :

    Cap...Le cinquantenaire de l' Indépendance de l'Algérie

Cap...Le cinquantenaire de l' Indépendance de l'Algérie (1)

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