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 srigina

Cap...Le cinquantenaire de l' Indépendance de l'Algérie (12)

20 Juin 2012, 05:36am

Publié par safir

 

 Plusieurs femmes et hommes ont choisi durant la guerre d'Algérie (1954-1962) d'être prés du peuple opprimé face à la colonisation et à la tyrannie. Je rends hommage à ces femmes et à ces hommes et je consacre pour les semaines prochaines des billets pour Abdelhamid Mehri,  Mohamed Harbi,  etc. 

 

  Aujourd'hui : Zohra Drif   

Par Abdeslam Benlarbi  

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C'est grâce au cinquantenaire  de l'indépendance de l'Algérie qu'on se rend compte de l'importance des femmes et des hommes qui ont combattu pour cette indépendance. Pour Zohra Drif, on sait qu'elle siège au Sénat (Conseil de la nation) mais sans plus. Aussi, c'est un peu la faute de toute le monde de ne pas se rendre compte de l'existence d'un trésor historique mais en voie de disparation. La revue "Marianne" et le quotidien arabophone algérien" El-Khabar" ont organisé des débats sur la révolution algérienne, en plus de la découverte de cette militante, on découvre une algérienne  de la capitale qui maitrise la langue de Molière comme les français et sans complexes elle défend la révolution et sa participation personnel dans cette expédition historique qui a changé le destin de l'Algérie et de l'Afrique. Je vous livre ici, quelques vidéos de ce colloque , ses interventions pertinentes et quelques mots sur son parcours tout en laissant aux lecteurs de continuer leur recherche profonde sur cette personnalité et sur la révolution algérienne en générale.

De sa biographie, on retient qu'elle est nait en 1934 dans une famille bourgeoise. Son père était Cadi ( juge musulman), elle a fait ses études à Alger au lycée Fromentin et par la suite à la faculté de droit d'Algérie. Elle a  participé activement dans la bataille d'Alger dans la Zone autonome d'Alger avec Ali la pointe, Hassiba Ben Bouali et Yacef Saâdi. Zohra Drif a était chargée en 1956 de déposer une bombe dans un café-bar, le ''Milk Bard" fréquenté par des Pieds-Noirs. L'attentat tue trois femmes et fait une douzaine de blessés. Condamnée en aout 1958 à 20 ans de travaux forcés par le tribunal militaire d'Alger. Dans la prison, elle écrit son témoignage intitulé "la mort de mes frères".

Après l'indépendance, elle est avocate, enseignante et puis vice présidente du conseil de la nation et préside dans ce conseil le groupe d'amitié Algérie-France. N'oublions pas, qu'elle fut l'épouse de Rabah Bitat l'une des neufs figures historiques de la révolution et ancien président du parlement. 

Voir la vidéo :

 

 

&

 
 


 
 

               Voir aussi :

    Cap...Le cinquantenaire de l' Indépendance de l'Algérie

Cap...Le cinquantenaire de l' Indépendance de l'Algérie (1)

 

 

Commenter cet article

Yness 21/06/2012 23:09


Mme Zohra Drif est une grande dame qui a lutté courageusement pour que son pays retrouve sa liberté et ses habitants leurs droits et leur dignité. Elle explique parfaitement  ses actions
passées dans le contexte qui était celui de la guerre d'indépendance et elle a raison d'en être fière.


La vidéo en annexe est très intéressante, c'est bien de l'avoir ajoutée pour ceux qui comme moi, ne l'avait pas vue.


Salam

safir 21/06/2012 23:21



Ils sont des miliers d'algériens et étrangers qui ont participé à cette marche vers un nouveau monde et srigina n'a pas touché que quelques personnes, mais le chantier est ouvert pour d'autres
travaux. Je termine cette série la semaine prochaine In chaa Allah, avec deux intelectuels de Skikda dont Abdelhamid Mehri ex ambassadeur en France , ministre et SG du Fln.



nabila d'alger 21/06/2012 10:55


Une femme en Or qui a fait l'histoire, Rabi yahfadha! je suis si fière de tous qui ont tant donné à ce pays, Safir un grand bravo pour vos
bons articles, et je souhaite une paix durable à notre Algérie Inchalah! salem

safir 21/06/2012 15:11



Merci Nabila et dans cette série de billets, j'ai essayé d'être et surtout de noter quelques réfléxions sans aller au copie-collé qu'on trouve dans le net et les livres. Ce sont, surtout, des
lignes de force sans aller à l'écriture de l'histoire. J'attire l'attention des uns et des autres pour qu'on s'interesse d'avantge à vous et à nous d'en profondir nos recherches.


Je termine la semaine prochaine avec deux intelectuelles de Skikda : Abdelhamid Mehri et   Mohamed
Harbi très connus au niveau national et panarabe.