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 srigina

Cap....Mémoires d'hier et regard d'aujourd'hui (96/99)

7 Août 2011, 22:00pm

Publié par safir

 

    •  

      Rediffusion de la 96 ème partie des mémoires de

    •   Mr Abdelmalek Belhadj - Mostepha   publiée le 25.5.2009 dans srigina

     

MES VOYAGE
  Voyages virtuels : LisbonneVienne et Venise

Il est des lieux où la seule evocaton du nom me laisse un goût d'inachevé. Ainsi en est-il de la ville de Lisbonne. Après avoir admiré la chanteuse Amalia Rodriguez et ses accents pathétiques lors qu'elle chantait le fameux "fado", terme qui signifie" le "destin" en portugais, le désir de visiter Lisbonne me colla à la peau. Une première fois, durant le printemps de l'été 96 ou 97, l'agence Numidia de Constantine programma un départ vers cette destination. Mais faute de participants, le voyage fut annulé. La seconde fois, durant l'été 98, la capitale portugaise avait abrité une exposition universelle à caractère environnementale et traitant des océans. C'était pour moi l'occasion révée d'y assister, vu mon appartenance à l'association écologique, les amis de la mer. Mais,au niveau de la wilaya la Direction de l'Environnement n'avait prévue aucune participation à cet évènement planétaire. Dans mes tentatives désespérées, je tombai un jour sur une annonce parue dans le journal et relative à l'organisation par une agence de voyage d'un déplacement à Lisbonne dans le cadre de cette exposition. Je téléphonai à Alger qui m'orienta sur antenne de Skikda, je m'y rendis. Prenant connaissance des frais de participation, relativement  élevées, en devises et en dinars, j'acceptai malgrz tout de m'inscrire: je faisais le versement du pécule à la banque, remettai mon passeport à l'agence et recevai en fin un bon de participation. Je me voyais déjà à Lisbonne parmi les visiteurs de l'exposition. Alors que j'attendais impatiemment la date  du départ, je reçus un appel téléphonique de l'agence. En m'y rendant; je me suis vu réclamer une somme supplémentaire en devises. Je refusai cette demande  ressemblant plutôt à de l'arnaque. Mon passeport, envoyé à Alger, me revint que bien plus tard. Finalement, j'appris que toute l'expédition avait été annulée. Cette deuxième tentative de voir Lisbonne, ratée si prés du but, me fit beaucoup de peine. Heureusement, la télévision était là pour atténuer mon ressentiment. Grâce à elle, je pus voir plusieurs documentaires sur la ville, tous différents l'u de l'autre. J'appris son passé glorieux et l'avènement du roi Manuel 1 er au seizième siècle, ses arts populaires et son style architectural avec ses fameux " Aouleijos" en faiences, ces carreaux où  domine la couleur bleue et adoptés comme art par le roi après une visite à l'alhambra de Grenade et son style arabo-musulman. D'ailleurs, le terme "azoulijos" est emprunté à l'arabe. A Constantine, depuis longtemps, le mot "zelaidj" représente les carreaux de faience que l'on trouve dans les maisons( maisons, salles de bain) ou dans les bains maures. Grâce à ces documentaires, je fis également connaissance avec le patrimoine touristique de ville aux sept collines, son quartier de l'Alama très ancien, son monastère Géronineos, sa  tour de Bélem, sa ligne vingt huit du tramway"L'Electrique" qui serpente entre les collines pour permettre  la visite du centre historique de la ville, le long pont de vingt cinq avril sur le Tage, etc...etc...C'est presque comme si j'y avais été.
Avec Lisbonne, j'aurais aimé visiter deux villes. Ces deux villes dont les noms commencent toutes deux par un V,V .comme invitation au voyage, sont Vienne et Venise.
Vienne la capitale autrichienne et fief de la dynastie des Habsbourg où  j'aurais aimé visiter ses palaces, humé un air de valse, grimpé les monts du Tyrol et assisté au festival de musique classique de Salsbourg.
Venise où j'aurais aimé visiter le palais des Doges, arpenté la place Saint-Marc, traversé le Grand canal en barcarolle et admiré les costumes de son carnaval.
Aujourd'hui, grâce à la télévision, nous pouvons réaliser nos rêves de voyage. Le rêve devient du concret car ce n'est plus le corps qui se déplace, mais l'esprit. C'est tellement plus facile, d'autant  qu'on n'a plus à mendier l'accord de Sehengen! Alors, est-il interdit de rêver". Gérard de Nerval n'at-il pas clamé dans son roman "Auréla" le rêve est une seconde vie! Alors, rêvons et disons: "Heureux quicomme Ulysse...a fait un beaux voyage" mais il n'est plus question ici, de l'odysée d'Homère au temps de la Crèce antique, mais d'une odyssée tout à fait contemporaine.

La photo de l'aquarium de Lisbonne est tiré de wikipédia.

On termine avec les mémoires de Mr  Belhadj -Mostepha prochainement avec :
 
 
Regard d'aujourd'hui
Epilogue

 
 
 
Notes du Webmaster:
(Safir)

1...."à l'association écologique, les amis de la mer". J'interviens dans cette partie pour dire à Mr Belhadj-Mostefa que le Commissaire Général Algérien du stand algérien( un ex Ministre du tourisme) m 'a proposé de faire partie de la commission nationale pour préparer la participation algérienne dans cette exposition universelle et par conséquent y participer. J'ai refusé pour des raisons professionnelles et je ne savais pas que Mr Belhadj-Mostefa voulait être présent dans ce rendez-vous international.
2-...
"Mais,au niveau de la wilaya la Direction de l'Environnement n'avait prévue aucune participation à cet éveènement planétaire."  Je corrige pour dire que le Chef du Gouvernement de l'époque( l'actuel Premier Ministre) nous a lancé l'invitation, mais c'était rapide et j'ai pas eu le temps d'informer Mr Belhadj-Mostefa. On a tenu la première réunion au niveau de la prèmature ( Palais du Gouvernement) et lors de mon intervention sur le rôle historique de l'Algérie dans la méditerranée, la proposition m'a été faite de faire participer activement dans les préparatifs. J'ai pas participé et j'ai fait raté l'occasion à mon ami Belhadj-Mostefa Malek d'honorer l'Algérie pas sa présence.

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  • 2211e5444a3288465fcdeb558f2fe919.jpeg"A mon ami....(Safir) et sa famille
    Le film de ma vie, avec mes remerciments pour l'idée qu'il m' a soufflée et la parution de mon histoire sur son blog "srigina".
    Affectueuses pensées".
    Mr Abdelmalek Belhadj - Mostepha (Photo)
 
"Monsieur Abdelmalek Belhadj-Mostepha est venu incidemment à l'écriture après sa mise à la retraite. Il a, au cours d'une carrière professionnelle de quarante ans, Zélée et bien remplie, exercé successivemet les fonctions d'enseignant, de conseiller pédagogique, inspecteur de langue française, sous-directeur de l'éducation et directeur de la culture. Il a connu, durant sa vie, les souffrances et les privations de la deuxième guerre mondiale, les affres du colonialisme, l'exaltation et la foi de l'après-indépendance mais aussi le ressentimentetl'espoir souvent déçu . D'une plume acerbe,il pourfend la bîtise et l'infamie et glorifie le génie et le sens del'honneur. Idéaliste confronté aux réalités de la vie, il a été témoins de quelques événements qui ont marqué l'histoire du vingtiéme  siècle. Son autobiographie,agréable à lire, recéle quelques anecdotes succulentes et certaines facettes de sa personalité".
Safir

 

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christina 28/05/2009 19:14

Son récit de Lisbonne est passionnant.Je m'y retrouve complètement.
Merci et bonne fin de semaine.