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 srigina

Skikda : Réquisitoire de l'ex-wali contre la commune

5 Novembre 2013, 18:38pm

Publié par safir adya

Skikda: Réquisitoire de l'ex-wali contre la commune

par A. Boudrouma

Le Quotidien d'Oran

(Mardi 5 Novembre 2013)

Une année environ, après son installation, l'APC de Skikda, à majorité RND, présente un bilan peu reluisant, cumulant les retards dans la prise en charge des préoccupations du citoyen. C'est du moins ce qui ressort de l'intervention de l'ex-wali de Skikda, dans le cadre d'une conférence de presse, à laquelle a assisté le président de l'APW, M.Ouahid Fadel, à la veille de son départ, pour Sétif, rejoindre son nouveau poste de wali.  A l'évocation de prétendus blocages et d'ingérences de la tutelle qui seraient à l'origine de la mauvaise prise en charge des affaires de la ville et la situation catastrophique dans laquelle elle se débat, le wali n'a pas pris de gants en dressant un véritable réquisitoire contre les élus de l'APC qu'il a accusés d'avoir failli, sur tous les plans, à leurs missions, en mettant en exergue leur « immobilisme, leur manque d'engagement et en prenant à la légère leurs responsabilités »'. « Qu'on me dise où je les ai bloqués? M'a-t-on présenté un projet de route, par exemple, que j'ai refusé? La wilaya n'a jamais été un frein, bien au contraire, c'était la seule locomotive qui essaie de tirer, au maximum, un objet presque mort et le peu de choses réalisées, à Skikda l'a été grâce à mon initiative personnelle car l'équipe en place a été incapable de lancer une opération de goudronnage. C'est vrai, cependant, que j'ai bloqué des subventions accordées, généreusement, à des associations sportives... «justifiant que s'agissant de deniers publics, il était, hors de question, de permettre des dépenses, à tort et à travers, par l'injection irréfléchie de fonds dans des opérations dont les résultats ne sont pas évidents. Il soutiendra, en outre, que l'APC, avec toutes les disponibilités financières dont elle dispose, n'a même pas été en mesure de relancer de nombreux projets à l'arrêt dont ceux de la bibliothèques, à Ben M'hidi ou à la cité ‘Sicel', restées, depuis, à l'état de simples carcasses. A la question de savoir quelle est alors la solution, le wali lancera : « la population n'a qu'à voter pour des gens crédibles et les partis politiques tenus de présenter des candidats valables car pour ma part s'il s'agissait d'un responsable de l'exécutif défaillant, j'aurais demandé à son ministre de le relever! »  Tous les autres aspects du développement local ont été, ensuite, abordés avec, en tête, le secteur de l'Habitat qualifié de secteur complexe. « Lors de mon affectation, on m'a souhaité du courage car Skikda faisait partie du lot des wilayas les plus difficiles du pays et surnommées les 3S, à savoir : Skikda, Saida et Souk Ahras..''. Néanmoins, a-t-il expliqué, les intenses efforts déployés ont permis de remettre la machine sur les rails, en relançant tous les programmes à l'arrêt dont certains datant de l'année 2002. Le problème du foncier dont souffrait la ville a été solutionné pour permettre d'augmenter la cadence des réalisations et pour le quinquennat 2010-2014, au total 45.000 logements, tous programmes confondus, seront réalisés en qualité et viabilisés. S'agissant de l'AEP, il dira ‘' nous vivons un véritable paradoxe, en matière d'eau, et ce n'est pas à cause de l'absence de ressources car Skikda dispose de 4 barrages, totalisant une réserve de 200 millions de mètres cubes d'eau et une unité de dessalement d'eau de mer qui produit 100.000 m³/jour, mais à cause de la vétusté des canalisations, 60% de la quantité d'eau fournie va à l'oued, représentant 200 litres par seconde soit la couverture d'une population de 80.000 habitants!''  Le wali a révélé que le coût de la rénovation a été estimé à 9 milliards de DA pour tout le centre urbain, regroupant Skikda, Hamadi Krouma, Fil Fila et El Hadaiek. L'APC de Skikda a été sollicitée pour une participation financière au projet mais sans résultat, l'attente dure depuis 6 mois a-t-il asséné car les élus n'ont pas encore fini de tergiverser certains s'interrogeant, pourquoi l'APC devrait prendre en charge, même partiellement, ce projet. Enfin, le chef de l'exécutif sortant a déploré le manque d'intérêt accordé à la ville où contrairement à ce qui se fait ailleurs on baisse rideau à 16h30. Lui succédant, le P/APW, d'obédience RND, a tenu à s'expliquer, de son côté, sur une question qui lui a été posée au sujet de la faiblesse de l'équipe actuelle qui dirige l'APC de Skikda, chose qu'il a reconnue implicitement, mais en défendant la position de son parti par le fait que les cadres compétents ne se bousculaient pas au portillon pour se porter candidats. « Maintenant, je lance un appel à tous les Skikdis pour qu'ils s'impliquent dans la gestion politique et ne pas se limiter à palabrer dans les cafés et Skikda regorge de cadres valables car la gestion de la ville demande des capacités et des compétences avérées et maintenant après une année on peut parler, effectivement et penser à une alliance, et dans les jours à venir des changements vont être opérés dans la composante de l'APC...».

Une année environ, après son installation, l'APC de Skikda, à majorité RND, présente un bilan peu reluisant, cumulant les retards dans la prise en charge des préoccupations du citoyen. C'est du moins ce qui ressort de l'intervention de l'ex-wali de Skikda, dans le cadre d'une conférence de presse, à laquelle a assisté le président de l'APW, M.Ouahid Fadel, à la veille de son départ, pour Sétif, rejoindre son nouveau poste de wali. A l'évocation de prétendus blocages et d'ingérences de la tutelle qui seraient à l'origine de la mauvaise prise en charge des affaires de la ville et la situation catastrophique dans laquelle elle se débat, le wali n'a pas pris de gants en dressant un véritable réquisitoire contre les élus de l'APC qu'il a accusés d'avoir failli, sur tous les plans, à leurs missions, en mettant en exergue leur « immobilisme, leur manque d'engagement et en prenant à la légère leurs responsabilités »'. « Qu'on me dise où je les ai bloqués? M'a-t-on présenté un projet de route, par exemple, que j'ai refusé? La wilaya n'a jamais été un frein, bien au contraire, c'était la seule locomotive qui essaie de tirer, au maximum, un objet presque mort et le peu de choses réalisées, à Skikda l'a été grâce à mon initiative personnelle car l'équipe en place a été incapable de lancer une opération de goudronnage. C'est vrai, cependant, que j'ai bloqué des subventions accordées, généreusement, à des associations sportives... «justifiant que s'agissant de deniers publics, il était, hors de question, de permettre des dépenses, à tort et à travers, par l'injection irréfléchie de fonds dans des opérations dont les résultats ne sont pas évidents. Il soutiendra, en outre, que l'APC, avec toutes les disponibilités financières dont elle dispose, n'a même pas été en mesure de relancer de nombreux projets à l'arrêt dont ceux de la bibliothèques, à Ben M'hidi ou à la cité ‘Sicel', restées, depuis, à l'état de simples carcasses. A la question de savoir quelle est alors la solution, le wali lancera : « la population n'a qu'à voter pour des gens crédibles et les partis politiques tenus de présenter des candidats valables car pour ma part s'il s'agissait d'un responsable de l'exécutif défaillant, j'aurais demandé à son ministre de le relever! » Tous les autres aspects du développement local ont été, ensuite, abordés avec, en tête, le secteur de l'Habitat qualifié de secteur complexe. « Lors de mon affectation, on m'a souhaité du courage car Skikda faisait partie du lot des wilayas les plus difficiles du pays et surnommées les 3S, à savoir : Skikda, Saida et Souk Ahras..''. Néanmoins, a-t-il expliqué, les intenses efforts déployés ont permis de remettre la machine sur les rails, en relançant tous les programmes à l'arrêt dont certains datant de l'année 2002. Le problème du foncier dont souffrait la ville a été solutionné pour permettre d'augmenter la cadence des réalisations et pour le quinquennat 2010-2014, au total 45.000 logements, tous programmes confondus, seront réalisés en qualité et viabilisés. S'agissant de l'AEP, il dira ‘' nous vivons un véritable paradoxe, en matière d'eau, et ce n'est pas à cause de l'absence de ressources car Skikda dispose de 4 barrages, totalisant une réserve de 200 millions de mètres cubes d'eau et une unité de dessalement d'eau de mer qui produit 100.000 m³/jour, mais à cause de la vétusté des canalisations, 60% de la quantité d'eau fournie va à l'oued, représentant 200 litres par seconde soit la couverture d'une population de 80.000 habitants!'' Le wali a révélé que le coût de la rénovation a été estimé à 9 milliards de DA pour tout le centre urbain, regroupant Skikda, Hamadi Krouma, Fil Fila et El Hadaiek. L'APC de Skikda a été sollicitée pour une participation financière au projet mais sans résultat, l'attente dure depuis 6 mois a-t-il asséné car les élus n'ont pas encore fini de tergiverser certains s'interrogeant, pourquoi l'APC devrait prendre en charge, même partiellement, ce projet. Enfin, le chef de l'exécutif sortant a déploré le manque d'intérêt accordé à la ville où contrairement à ce qui se fait ailleurs on baisse rideau à 16h30. Lui succédant, le P/APW, d'obédience RND, a tenu à s'expliquer, de son côté, sur une question qui lui a été posée au sujet de la faiblesse de l'équipe actuelle qui dirige l'APC de Skikda, chose qu'il a reconnue implicitement, mais en défendant la position de son parti par le fait que les cadres compétents ne se bousculaient pas au portillon pour se porter candidats. « Maintenant, je lance un appel à tous les Skikdis pour qu'ils s'impliquent dans la gestion politique et ne pas se limiter à palabrer dans les cafés et Skikda regorge de cadres valables car la gestion de la ville demande des capacités et des compétences avérées et maintenant après une année on peut parler, effectivement et penser à une alliance, et dans les jours à venir des changements vont être opérés dans la composante de l'APC...».

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